Les sources énergétiques en Côte d’Ivoire : on en parle ?

ELLE GREEN

Selon la Banque Mondiale, pour une population ivoirienne de plus de 28 000 000 habitants, 19 040 000 soit 68.55% ont accès à l’électricité. Alors qu’en 2013, seuls 34% de la population y avait accès du fait de la crise post-électorale qui avait provoqué une chute de 40%. Aujourd’hui, près de 94% des ivoiriens sont raccordés au réseau et les abonnés les plus précaires bénéficient maintenant de tarifs sociaux. La Compagnie Ivoirienne d’Électricité (détenue à 54% par la société française de distribution d’eau potable et d’électricité en Afrique) est l’entreprise qui a le monopole sur la distribution d’électricité en CI. 

 Du fait de la décision de privatiser une partie de son secteur électrique, la Côte d’Ivoire est parvenue à développer l’une des meilleures capacités de production du continent en 20 ans et une énergie de plus en plus propre. 

Comment est-ce que l’état ivoirien compte « verdire » l’énergie en Côte d’Ivoire ?

De prime abord, nous savons que la principale source énergétique en Côte d’Ivoire provient de l’exploitation des énergies fossiles à savoir le gaz et le pétrole. Pourtant ces sources d’énergie vont tendre à disparaitre d’ici 50 ans et surtout elles sont à l’origine de pollutions et de production de gaz carbone qui impactent négativement l’air et la couche d’ozone…

Aussi, afin de répondre aux besoins croissant en énergie des populations ivoiriennes et pour accroitre son marché de vente d’électricité dans la sous-région ouest africaine, l’état ivoirien a opté pour la mise en œuvre d’une politique de « verdissement » des énergies produites en CI. 

panneaux solaires

En effet à l’horizon 2030, l’état ivoirien compte faire une transition entre les énergies fossiles (gaz pétrole) vers les énergies vertes et renouvelables (hydroélectricité, biomasse, énergie solaire, éolienne…). En outre, la production d’énergie en Côte d’Ivoire sera issue à 50% des énergies fossiles et à 50% des énergies renouvelables d’ici 2030 selon le Plan Directeur Production-Transport 2015-2030. 

Centrale biomasse d’Aboisso
Source : MPEDER

À ce jour, il n’existe pas de cadre règlementaire sur tout ce qui concerne les énergies renouvelables, vertes et la prise en compte du changement climatiques sur ces questions… Espérons qu’une règlementation en vigueur soit en cours d’écriture et qu’un cadre règlementaire sera définit, clair et appliqué d’ici 2030… 

 

 

 

 

 

 

Je suis fascinée par la nature et ses interactions avec l'Homme et les animaux. Ce qui m'a conduit à faire des études supérieures scientifiques et politiques dans les domaines de l'eau et de l'environnement. En parallèle à cela je suis mannequin "atypique" et j'aime la mode, les cultures afro-descendantes et j'aspire à toujours mettre en exergue les liens possibles entre mode, environnement et cultures précoloniales africaines.