Leadership : L’humilité, qualité importante pour être un bon leader ?

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Une faculté indispensable

De nombreuses qualités sont associées aux personnes aptes à faire preuve de leadership. Il est possible de bien souvent leur accorder confiance, pertinence et même de leur détecter un charme naturel pour mener ou conduire d’autres individus dans le but d’atteindre certains objectifs. Parmi les qualités importantes d’un bon leader, le fait de faire preuve d’humilité semble faire partie des facultés indispensables, à l’heure où la communication horizontale entre collaborateurs est privilégiée. Focus.

Ne pas se penser “trop grand”, ou “trop petit”, mais savoir trouver l’équilibre et la juste place.

Il peut être ardu de saisir totalement ce qu’il nous est demandé lorsque l’on nous conseille de faire preuve d’humilité. Cela est d’autant plus difficile dans un environnement professionnel où l’on doit manager une équipe, où l’on peut être poussé à devoir constamment prouver nos capacités, et où, en fonction des différentes structures et relations, l’égo peut souvent prendre le dessus sur la raison et une communication plus flexible. Ce qui semble faire un bon leader toutefois, c’est cette flexibilité à être le miroir des autres, rester ouvert à la critique et favoriser l’échange, en ne faisant ni trop peu, ni pas assez. Avec les bons ingrédients, cette faculté peut être un véritable atout.

 

  • Une optimisation de la collaboration par la remise en question

 Le poste de leader ne consiste pas uniquement à diriger une équipe et motiver ses collaborateurs. Il s’agit aussi de contrôler les travaux accomplis, apprécier la force des autres, et mettre en avant leurs accomplissements. Le profil du leader humble, permet de montrer à chaque membre de l’équipe à quel point son rôle est important et indispensable pour le bon déroulé du projet dans sa globalité. Valoriser chaque membre humanise les rapports, optimise la collaboration et forge les liens de l’équipe. Sans oublier qu’une attitude humble vous permet d’être plus facilement à l’aise pour demander de l’aide autour de vous.

En effet, nous avons tous/tes besoin d’aide à un moment donné ! Les personnes qui vous entourent ont également le besoin de se sentir uniques et d’être reconnues pour ce qu’elles apportent. Ainsi, en favorisant l’écoute active et la valorisation des compétences des autres, vous créerez un espace de confiance plus  sain. Par ailleurs, il est d’usage de penser que la confiance en soi ne peut s’associer avec le doute et la remise en question. C’est assez dommage, non ? Aborder son leadership avec humilité permet de comprendre ses limites et de reconnaître ses erreurs, afin de se retrouver sur une même base d’égalité avec les membres de son équipe. Il ne s’agit pas non plus de brouiller les rôles, car dans un système vivant, tout comme au sein d’une entreprise, tout et chacun doit avoir sa place, et même s’il n’y a pas de hiérarchie à la manière pyramidale traditionnelle, il y a toujours un ordre invisible ou une structure archétypale au sein d’un système.

  • Partager les erreurs et les solutions

 Il peut être difficile d’être transparent et ouvert, même si l’on se considère comme humble. L’erreur est humaine, mais la sensation de s’être trompé et de le manifester peut être assez désagréable. Cependant, partager une erreur comme un moment propice à l’apprentissage revient à admettre vos propres imperfections et à accepter celles des autres. On a tous tendance à se lier avec des collègues qui possèdent les mêmes faiblesses et lorsque vous partagez avec vos collaborateurs vos propres faux pas, et la manière de faire pour corriger le tir, vous gagnez leur confiance.

  • Favoriser “l’éco-leadership”

 Eric-Jean Garcia, professeur affilié à Science Politiques et passionné par les pratiques du leadership et de l’action collective, explique au sein de son ouvrage Le génie du Leadership qu’il publie en 2013, qu’un nouveau système de leadership apparaît et fait référence à l’idée que le monde fonctionne de plus en plus sous forme d’écosystèmes interdépendants aux frontières mobiles, qui favorisent un leadership de type latéral. Le co-leadership s’apparente ainsi au “leader humble” et symbolise davantage un processus relationnel ou de groupe qu’une position et suppose une influence interpersonnelle, de dialogue et de réciprocité.

Une équipe de co-leadership fonctionne en fonction des rôles plutôt que des positions. Bien évidemment, cela nécessite une compréhension approfondie des modèles et dynamiques systémiques de la part des membres. On se rapproche du management bienveillant et transversal fondé sur la confiance et non plus sur la rigidité des processus. Ce type de travail demande confiance, dialogue ouvert et authenticité dans un groupe. Le co-leadership requiert donc de solides compétences interpersonnelles de la part des membres, en particulier des compétences en communication non violente et en gestion des conflits, ainsi que la capacité de faciliter une conversation ouverte et la co-création.

 

Rédactrice Société et Culture ELLE Côte d'ivoire
Curieuse et férue de tout ce qui nous entoure, je prends plaisir à m'intéresser à tous les sujets touchant aux femmes et tendent à rendre leur quotidien meilleur. J'aime mettre mon humble plume au service de la transmission significative et positive. J'adore chercher des méthodes qui améliorent notre vie personnelle, professionnelle, voir même spirituelle. Enfin, je suis également une vraie passionnée de littérature, de musique et d'histoire. Bonne lecture