Interview exclusive de Franck KIE, consultant en cyber sécurité et fondateur de CiberObs

Il participe à l’autonomisation de la jeunesse africaine...notamment celle des femmes

Interview avec Franck KIE, consultant en cyber sécurité

4 milliards de dollars : c’est le montant estimé des pertes financières générées par la cybercriminalité en Afrique, en 2020. Terrain d’une transformation digitale sans précédent, le continent est plus que jamais exposé au « risque cyber » :  Sakawa, malware, chevaux de Troie… Autant de termes qui paraissent éloignés de notre quotidien, mais dont nos systèmes politiques et économiques doivent se protéger pour assurer leur avenir. Franck Kié, fondateur du portail CiberObs et Commissaire Général du Cyber Africa Forum, revient avec nous sur les enjeux de la cyber sécurité en Afrique.

Franck Kié – qui êtes-vous, et qu’est ce qui a motivé votre engagement pour la prise en compte des enjeux de cyber sécurité en Afrique ?

Je suis consultant en cyber sécurité et Président et Fondateur de CiberObs, premier portail africain dédié à la sécurité informatique. Ces fonctions, reflets d’un engagement quotidien, m’ont mené à organiser aux côtés de nombreux partenaires le Cyber Africa Forum, qui se veut l’évènement de référence en matière de cyber sécurité en Afrique subsaharienne.
J’ai commencé à m’intéresser de près aux questions de sécurité informatique en Afrique lorsque je me suis rendu compte – dans le cadre de mes activités, et en tant qu’Africain – que le continent manquait de sources d’informations continues et fournies sur ces thématiques.

Quels sont les projets les plus structurants que vous avez mené depuis que vous vous engagez pour la sécurité informatique en Afrique ?

La carence véritable en matière d’information continue et abondante sur les thématiques de cyber sécurité en Afrique m’a poussé a créé Ciberobs, qui est très rapidement devenu le premier portail dédié à l’actualité liée à la cyber sécurité sur le continent.

Cette initiative forte a été suivie par l’organisation du Cyber Africa Forum, qui s’est donné pour mission de réunir les acteurs qui font les économies du continent autour des enjeux de cyber sécurité, et de déboucher sur des avancées concrètes tant en matière de régulation qu’en matière de stratégie des organisations.

Le Cyber Africa Forum semble bien parti pour devenir un rendez-vous incontournable. Quels sont les partenaires qui vous soutiennent depuis le début ?

Nous avons eu l’honneur de recevoir le parrainage de Roger Adom, Ministre de l’Economie Numérique, des Télécommunications et de l’Innovation de Côte d'Ivoire. Nous bénéficions également de partenariats avec des organisations de premier plan, parmi lesquelles Huawei Northern Africa, Deloitte, MTN Côte d’Ivoire et Ecobank. Enfin, nous avons la chance de pouvoir compter la CEDEAO parmi nos soutiens les plus importants. L’organisation a depuis longtemps mis la question du risque cyber à son agenda : j’en veux pour preuve l’adoption par son parlement d’une stratégie régionale de cyber sécurité et de lutte contre la cybercriminalité dans l’espace communautaire.

Nous tenons ainsi à remercier tous ces partenaires sans lesquels rien n’aurait été possible, et à rendre un hommage appuyé au Premier Ministre Hamed Bakayoko, premier parrain du Cyber Africa Forum, et soutien indéfectible.

Rendez-vous à tous le 7 juin !

Comment mieux se protéger du risque cyber en Afrique subsaharienne ?

En matière de cyber sécurité, l’humain est la première faille, mais aussi la meilleure protection. Il est donc primordial de sensibiliser tant les pouvoirs publics que les chefs d’entreprises et le grand public à l’importance des problématiques de cyber sécurité au quotidien. Il est tout aussi important de former des spécialistes du domaine, afin que ces derniers assurent la protection des systèmes d’information du continent : l’Afrique ne compte pour l’heure que 10 000 professionnels de la cyber sécurité.

Peut-on, au vu de ces chiffres, considérer que la cyber sécurité renferme un potentiel en matière d’emplois ?

Une étude menée par Cyber Security Ventures a révélé que 3,5 millions d’emplois dans la cyber sécurité sont vacants dans le monde. En 2022, le nombre d’internautes africains atteindra le milliard, et les dépenses en matière de cyber sécurité atteindront 170 milliards de dollars dans le monde. Grace aux structures de formation telles que l’École de cyber sécurité de Dakar, je suis persuadé que ce secteur d’avenir peut participer à l’autonomisation de la jeunesse africaine.

Une dernière question bonus spéciale Elle Côte d’Ivoire : quel est le rituel beauté d’un expert de la cyber sécurité ?

Je ne peux pas parler au nom de tous les experts en cyber sécurité, mais le mien est simple et rapide : un nettoyage matin et soir avec un produit aux ingrédients d’origine naturelle, adaptés à ma peau. Peau que j’hydrate et nourrie par la suite à l’aide d’une crème de jour, et d’une crème de nuit.

En cyber sécurité comme en dermatologie, il vaut mieux prévenir que guérir !

Rédactrice Beauté ELLE Côte d'ivoire
J'écris pour le compte de Adeba Nature et pour mon cabinet de Consulting en développement de para-pharmacie et de marque dermo-cosmétiques. Je forme les para-pharmacies, coiffeurs, esthéticiennes, souhaitant approfondir leurs notions sur le soin du cheveu, cuir chevelu et de la peau. Je fais également des coachings beauté et donne des consultations dermo-cosmétiques aux particuliers.