Interview avec Francesca Assande, fondatrice de Mulias Swimwear

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Créatrice de la Marque Mulias, boutique de vente de tenues et accessoires de plages, Francesca Assande fait partie de ses jeunes femmes ivoiriennes qui se démarquent dans le secteur de l’entrepreneuriat en Côte d’ivoire. A travers sa marque elle porte un message, celui qui célèbre et encourage les femmes à être confiantes , passionnées , créatives et faire sensation partout où elles atterrissent.  À seulement 26 ans, la jeune entrepreneur s’est positionnée dans l’industrie de la mode Ivoirienne comme une des figures incontournables, de prêt à porter made in Côte d’Ivoire. Francesca nous raconte son parcours dans cette interview 

 

ELLE CI : Présentez-vous à nos lectrices 

FRANCESCA : Je suis Francesca Assandé, j’ai 26 ans et je suis la créatrice de la marque MULIAS. 

Après avoir obtenu mon bac à l’âge de 16 ans, je poursuis mon parcours scolaire à Shanghai, où j’ai vécu pendant 7 années. Je suis aujourd’hui une jeune femme trilingue (Francais, Anglais & Chinois), passionnée de mode, business, de production télé et de voyages. 

ELLE CI : Comment vous définiriez- vous en 3 mots ?

FRANCESCA : Créative , Ambitieuse , Aventureuse

ELLE CI : Comment commence votre parcours d’entrepreneure ?

Mon parcours d’entrepreneur commence à l’âge de 12 ans, suite à un voyage en chine avec ma mère. Lors de ce séjour, j’ai été séduite par des petits objets tels que des minis kits de pedicure que je pouvais acheter à petits prix. Cet été là, j’installais une petite table devant ma maison à la riviera palmeraie et presque tout le stock fut écoulé. Ce sentiment de savoir et de pouvoir générer de l’argent a définitivement boosté une certaine confiance en moi.

Tout est vraiment parti de là. 2 ans plus tard, me revoilà sur la scène avec cette fois des extensions 100% humaines. C’était à l’époque un produit relativement rare mais très rentable. J’ai donc continué à vendre les mèches jusqu’à ce que je déménage en chine en 2012 et commence maintenant à effectuer des achats pour des commerçantes sur Abidjan. Ce volet n’était pas spécialement lucratif et encore moins consistant mais il a scellé en moi le désir de m’approvisionner pour mon propre compte à savoir ma boutique.

 

ELLE CI : D’où vous est venu le désir de créer Mulias ?

FRANCESCA : C’était fin Avril 2015 que je recevais une invitation pour l’anniversaire de ma copine à Bali. Le voyage étant prévu pour mi Mai, il fallait faire vite. Trouver les tenues les plus chics ‘ HOT’ pour le gram ! 

Me voilà donc entre mes cours en train de parcourir des sites shopping pour trouver les maillots et tenues de plages les plus en vogue. À ce moment-là, je vivais à Shanghai, où je pouvais accéder à presque tout en un seul clic.

La liste shopping bouclée, je me pose ces questions: Comment aurais-je fait si j’étais à Abidjan? Où me serais-je procuré tous ces beaux maillots tendance ? À COMBIEN les aurais-je eu? On a de belles plages en Côte d’ivoire, le pays se développe et toujours pas de boutique / marque de ce style? Ok.

Le désir de créer Mulias s’est tout de suite manifesté, et le voyage à Bali a tout simplement encré en moi le type de marque et de produits que je souhaiterais créer.

ELLE CI : Quelle est la particularité de Mulias ?

FRANCESCA : Mulias ce n’est pas seulement le nom de notre marque. Mulias, de par sa definition  au singulier (Mulia: Noble, honorable, majestueuse, sublime) représente les femmes. Mulias, c’est toutes ces femmes qui nous soutiennent depuis le premier jour. 

Nous tâchons de toujours mettre à l’honneur la qualité de nos produits. Il faut savoir que les collections Mulias sont minutieusement préparées environ 6-9 mois à l’avance (du design initial à la vente en passant par le prototype), ce qui nous permet de prendre en compte plusieurs suggestions de notre communauté avant toutes les sorties.

ELLE CI : Quel conseil donneriez vous au femmes qui ont du mal à se mettre en maillot ou tenue de plages à cause de leurs physiques ?

FRANCESCA : Tout est question de confiance en soi! Il faut en tant que femme s’aimer et s’assumer telle qu’on est. 

C’est vrai que c’est plus facile à dire qu’à faire pour certaines mais à prime abord il faudrait se poser la question de savoir pourquoi on a du mal à se mettre en maillot. C’est très souvent une inquiétude psychologique

Vous n’aimez pas une partie de votre corps ? Vous souhaiteriez changer une partie de votre corps  (sport, regime, chirurgie) afin de vous sentir plus à l’aise en maillot de bain ? 

Si vous répondez NON à ces deux questions, alors chères Femmes, ASSUMEZ VOUS ! Vous ne devez à personne d’avoir un physique comme ci ou comme ca, si ce n’est qu’à vous même.

La plupart du temps, ces regards extérieurs qui pourraient vous inquiéter n’existent pas en réalité car comme vous, beaucoup de personnes sont elles-mêmes préoccupées par leur apparence.Tous les corps ont une particularité, et tous les corps sont beaux, surtout en maillot!

ELLE CI : Étant une jeune entrepreneure quels sont les challenges auxquels vous avez dû faire face ?

FRANCESCA : Etant une femme dans le milieu du business c’est deja rude, alors quand on ajoute à cela le facteur de l’age, les challenges se multiplient. 

Un des principaux obstacles en tant que jeune femme entrepreneur est le rejet auquel on fait parfois face surtout face au sexe opposé. On est très souvent confrontée à des reflexions comme quoi, parce qu’on est jeune on est pas sérieuse ou pas assez expérimentée pour pouvoir prendre certains types de décision. Aussi dans notre domaine, la mode, on est parfois assimilé à des industries peu sérieuses ce qui est totalement faux. Le business mode ce n’est pas seulement tout ce qui paraît beau juste pour le plaisir des yeux, c’est aussi des mois de travail acharné regroupant plusieurs industries dans la chaîne. 

ELLE CI : Quel conseil pouvez-vous donner à toutes ces femmes qui aspirent à se lancer dans L’entreprenariat?

FRANCESCA : Je pense personnellement qu’avant de se lancer dans l’entreprenariat il faut d’abord s’aimer soi-même et faire une évaluation de soi. Pourquoi je le dis? 

Simplement parce que l’amour que vous aurez pour votre entreprise découle premièrement de VOUS surtout sur le long terme. Un business entrepreneurial a besoin d’amour et d’affection au quotidien. Si vous n’avez pas cet amour en vous, comment faites-vous pour en donner à votre marque, puis le transmettre à votre audience? Tous les jours ne sont pas rose et c’est une aventure qui devient très vite émotionnelle parce qu’on donne 100% à notre personne et à notre mental. Les problèmes personnels peuvent très vite se téléguidé dans votre travail . 

Je dirais ensuite comme on l’entend souvent, qu’il ne faut ni se décourager face aux épreuves ni considérer un “NON” comme définitif. Il y aura des jours où vous voudrez abandonner, mais souvenez vous du “pourquoi” vous avez démarré et dites vous toujours que absolument rien n’est impossible; si vous avez la capacité de penser à quelque chose alors vous pouvez la réaliser.

Je terminerais par dire qu’il faut être réaliste et ne pas se précipiter lorsqu’on est entrepreneur. Il faut prendre le temps d’apprendre davantage et construire petit à petit afin d’avoir des bases solides.

ELLE CI :   Qu’est ce qui ne devrait jamais manquer dans un sac de plage selon vous ?

FRANCESCA : La protection solaire SPF50

Huile bronzante ou pailletée pour sublimer son teint et une paire de lunettes de soleil!

ELLE CI : Quels sont vos créateurs africains favoris ?

FRANCESCA : Elie Kuame, Atelier Ndigo, Andrea Iyamah , Fenoel, Tubo by Tubobereni, Hanifa

ELLE CI :  Comment définiriez-vous votre style en matière de mode ?

FRANCESCA : Casual, sexy et glamour . J’aime être à l’aise dans ce que je porte sinon ma confiance en moi prend un coup. Pour le travail je mets généralement des jeans / Joggers associé à un bodysuit et des sandales ou baskets Pour les sorties on mise plus sur des vêtements prêts du corps et chics

ELLE CI :  Quelles sont les femmes qui vous inspirent ?

FRANCESCA : Les femmes qui m’inspirent sont avant tout des business women déterminées et faisant preuve de dextérité dans. La première sur la liste est ma mère, Mme Assandé Covan à qui je dois tout.  

Conna Walker, Bonang Matheba, Rihanna

ELLE CI :  Que souhaitez vous pour le futur ?

FRANCESCA : Je souhaite beaucoup de succès à Mulias au niveau local et international. Réussir à pallier aux manques de notre audience par le biais de nos produits. On espère se positionner comme une marque panafricaine à travers laquelle des milliers de femmes s’identifient. Nous souhaitons continuer d’employer (que) des femmes afin de leur garantir une indépendance au niveau social et financier au sein de notre organisation.

 

   



Hello, C'est Daphnée ! Je suis passionnée de communication, d'art, de littérature et de création de contenu .Je me définie comme un esprit créatif et libre aimant apprendre des autres, enthousiaste et pleine de vie .