Olga Lawson : “être une femme constitue un réel avantage sur le marché des affaires”

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Femme à suivre

La femme à la tête du premier cabinet panafricain de conseil en ressources humaines decide de converser avec la redacion. Découvrez son parcours à la fois inspirant et épatant.

1-Qui est Olga LAWSON ?

Je suis d’origine togolaise, cadette d’une famille de trois enfants. Je suis née et j’ai grandi en France. Enfin, je suis une maman d’un garçon de 7 ans. Après 4 années passées au Sénégal, je vis en Côte d’ivoire depuis 2018. Cet exercice est un peu compliqué pour moi, car je suis davantage habituée à écouter les autres qu’à parler de moi.

2- Et votre parcours alors ?

Je suis diplômée d’une maîtrise en droit du travail de l’Université Paris Panthéon-Sorbonne et d’un master en management RH de l’ESG Paris. Je dispose d’une expérience de près de 20 ans en qualité de Juriste en droit du travail, Directrice des Ressources Humaines et Consultante RH en France et au Sénégal dans de grands groupes tels que AtoS et Deloitte.

En 2018, j’ai créé LHR, cabinet de conseil en ressources humaines. Notre ambition est d’accompagner les entreprises basées en Afrique pour la mise en place de leur stratégie RH et des outils associés tels que l’évaluation des performances ou la Gestion Prévisionnelle des Emplois et des Compétences (GPEC).

3- Pourquoi avez-vous décidé de rentrer en Afrique et d’y créer votre cabinet ? 

Aussi loin que je m’en souvienne, j’ai toujours eu pour objectif de vivre en Afrique et ce depuis le plus jeune âge. J’ai eu une première tentative à la fin de mes études, qui n’a pas abouti. Pourtant cela n’a en rien remis en cause ce projet, au contraire puisque douze ans plus tard, je m’installais au Sénégal. C’est la naissance de mon fils qui a été l’élément déclencheur. Je souhaitais absolument l’élever sur ce continent, pour ces valeurs et son dynamisme. Créer mon propre cabinet constitue la synthèse de toute l’expérience que j’ai acquise et des personnes issues d’horizons variés divers que j’ai eu la chance de rencontrer.

4-Votre cabinet LHR est présent au Sénégal, en Côte- d’Ivoire avez-vous des projets pour d’autres pays d’Afrique ?

Lorsque j’ai créé le cabinet LHR, j’ai immédiatement voulu lui donner une portée panafricaine. L’idée est de proposer aux entreprises du continent des services de conseil de qualité tenant compte de notre diversité culturelle. Cette année, je poursuis mon expansion avec la création de « LHR Cameroon » et j’entends poursuivre vers l’Afrique anglophone avec le Nigéria et le Ghana, puis l’Afrique australe.

5-Avec votre cabinet LHR vous allez à la conquête de l’Afrique, qu’est-ce qui vous motive au quotidien ?

Je suis sincèrement passionnée par mon métier, j’aime aider les gens. Les ressources humaines sont au cœur de l’activité des entreprises. Accompagner les entreprises à mieux structurer leur stratégie et le management de leurs ressources humaines me donne le sentiment d’impacter de manière très forte le tissu économique.

6- Pouvez-vous nous parler de votre programme ‘ The year of return by LHR’ ?

The year of return of LHR est l’un de nos produits phares de cette année. Nous sommes partis du constat que tout comme moi, de nombreux talents de la diaspora souhaitent entamer un retour sur le continent mais bien souvent ils ne savent pas comment s’y prendre.

En général, ils ont quitté leur pays d’origine afin de poursuivre leurs études. Or, durant cette période, ils se sont déconnectés des réalités du terrain, en particulier sur le plan professionnel. A travers notre offre, nous les aidons à redéfinir leur projet professionnel et personnel. Au-delà de cela, nous mettons à leur disposition tout notre réseau professionnel pour les aider à trouver l’emploi de leur rêve ou à créer leur propre entreprise, voire les deux.

Nous n’oublions pas pour autant les nombreux talents déjà présents sur le continent puisque nous nous inscrivons dans le domaine du recrutement par approche directe. Nous mettons un point particulier à accompagner tant les entreprises que les candidats tout au long du processus de recrutement et même au-delà. Nous mettons l’humain au centre de toutes nos activités.

7- Quelles sont les femmes qui vous inspirent au quotidien ?

Ce sont les anonymes que nous rencontrons tous les jours et qui triment pour nourrir et éduquer leurs enfants, nos enfants.

8 – Avez-vous un rituel de beauté hérité de votre maman ou de votre grand-mère ?

J’ai appris que la beauté se construit de l’intérieur. On m’a toujours enseigné qu’il était important de bien s’alimenter et de prendre soin de soi, notamment par le sport et les petits plaisirs de la vie.

9- Quels sont vos 3 produits de beauté incontournables ?

Mon rituel beauté quotidien consiste à utiliser matin et soir un démaquillant (un gel lavant ou une lotion moussante), une lotion (une pour la peau et une autre pour les yeux) et une crème hydratante (une pour le jour et une autre pour la nuit).

10 – Quel(s) conseil(s) donneriez- vous à une lectrice du ELLE Côte d’Ivoire qui souhaite devenir une entrepreneuse accomplie comme vous ?

Ayez confiance en vous, vous pouvez être votre pire ennemie ou la meilleure de vos alliées. Il s’agit de faire le choix entre le verre à moitié plein et le verre à moitié vide. Pour ma part, je retiens toujours la 1ère option et cela m’a toujours réussi. Il faut être optimiste et positive pour réussir ses projets. Enfin, être une femme constitue un réel avantage sur le marché des affaires car notre professionnalisme est de plus en plus reconnu.

 

 

 

 

 

Rédactrice Beauté ELLE Côte d'ivoire
J'écris pour le compte de Adeba Nature et pour mon cabinet de Consulting en développement de para-pharmacie et de marque dermo-cosmétiques. Je forme les para-pharmacies, coiffeurs, esthéticiennes, souhaitant approfondir leurs notions sur le soin du cheveu, cuir chevelu et de la peau. Je fais également des coachings beauté et donne des consultations dermo-cosmétiques aux particuliers.