Culture du viol : 6 attitudes à adopter pour l’exterminer

RAS LE VIOL ! Il nous faudra tous lutter contre la culture du viol.

Bien que différent dans chaque contexte, le viol en lui-même, est clairement né des croyances patriarcales, du pouvoir et du contrôle. Présente sur les quatre côtés du globe, la culture du viol est encore malheureusement ancrée dans nos quotidiens. Nourries par les inégalités persistantes des genres mais surtout par les attitudes à leur égard, nos sociétés normalisent voire justifient la violence sexuelle… Ça suffit ! Il est vraiment temps de mettre fin aux préjugés qui font perdurer la culture du viol. Il nous faudrait reconsidérer nos jugements et changer nos comportements dans nos communautés. En commençant d’abord par la désigner.

QU’EST-CE QUE LA CULTURE DU VIOL ?

« La culture du viol relève de comportements qui banalisent, excusent et justifient les agressions sexuelles, ou les transforment en plaisanteries et divertissements. Le corps des femmes y est considéré comme un objet destiné à assouvir les besoins des hommes. Les commentaires sexistes abondent et ils créent un climat confortable pour les agresseurs. Dans une telle culture, la responsabilité de l’agression repose sur la victime, dont la parole est remise en cause. »

1. Promouvoir la culture du consentement.

Aussi évident que cela puisse paraître, le « oui » en est un et un « non » en est aussi un, et ce, quelles que soient les circonstances. Il est primordial de respecter le consentement dans nos vies de tous les jours, de l’adopter dorénavant (si ce n’est pas déjà le cas) et aussi d’en parler autour de soi.

2. Connaître l’origine de la culture du viol.

En parcourant l’histoire, on peut constater que le viol est comme une arme de guerre et d’oppression. Souvent utilisé pour dégrader les femmes et leurs communautés pendant les guerres, que ce soit à des fins de nettoyage ethnique ou de génocide. Mais alors pourquoi ce recours à la violence sexuelle lors des affrontements ?

De plus, il y a aussi des idées de masculinité basées sur la violence, la force et une sorte de domination jugée comme « l’attitude appropriée aux mâles ». Il est clair que cela donne un certain pouvoir aux hommes tout en sous-valorisant les femmes/les filles. Hors les humains, hommes et femmes, étant tous égaux, se doit d’être l’idée reçue de tous.

Il est important d’exposer les sources du problème, en connaître le fin fond et pas juste lire à la volée sur le sujet.

3. Éviter de condamner les victimes.

Lorsqu’on discute de cas de violence sexuelle, il n’est pas rare d’entendre des remarques telles que : « Les hommes sont ce qu’ils sont », « elle sort toute seule tard et/ou soûle », « pas étonnant qu’elle se fasse violer vu son habillement » et le pire « le “non” d’une femme est souvent un “oui” » etc. On ne sait pour quelle raison le blâme d’un viol retombe sur la personne violée. Comme si c’est la victime au lieu de l’agresseur qui « provoque d’une manière ou d’une autre » l’agression. En plus, l’agresseur est justifié.

Pourtant, la sobriété : la quantité d’alcool qu’elle a bien pu boire, les vêtements qu’elle porte, l’endroit où elle se trouvait et aussi sa sexualité n’ont pas à entrer en ligne de compte du droit de l’acte sexuel. Et ne sont surement pas des invitations au viol.

Il faudrait se rééduquer concernant le sujet, bien le repenser et surtout cesser de voir les choses d’un angle contraire à la justice.

4. Établir des politiques de tolérance zéro au viol.

Violer est un crime alors il faut mettre fin à l’impunité des violeurs. Ces personnes-là doivent payer pour leurs actes. Être catégorique vis-à-vis du harcèlement et de la violence sexuelle dans nos différents quotidiens, voilà ce qu’il faut faire !

Avec le soutien des dirigeants qui se doivent d’être particulièrement engagés à maintenir des campagnes de politique tolérance zéro. Surtout qu’elle doit être pratiquée tous les jours afin de faire changer les habitudes.

Il faudrait aussi agir davantage en faveur des femmes. S’impliquer dans des organismes d’autonomisation et d’égalité des droits de la femme. Relayer leur voix. Les soutenir, et ces organes, et celles qui ont survécus à un viol.

Ne plus se contenter d’être spectateur d’un viol, où que nous soyons. Il faut lutter autant que possible pour plus de justice et de responsabilité.

5. Se moquer du viol : c’est inadmissible.

L’humour qui normalise et justifie la violence sexuelle n’est pas acceptable. Ne vous y prêtez pas (plus).

Le viol n’est pas amusant ni drôle. Faire des blagues sur le viol excusent la violence sexuelle. Et ce qu’on ignore, c’est que face à cela, les victimes ont du mal à exprimer ce qu’elles ont pu subir, quand d’autres se sentent coupables d’avoir assisté à la violation de leur consentement.

6. Éduquer les générations futures.

Apprendre aux plus jeunes qu’il est inacceptable d’avoir recourt au viol et au harcèlement sexuel. Les inculquer des valeurs tel que le respect du consentement, et aussi l’égalité des genres même à un jeune âge.

Faire aussi comprendre qu’aucune personne ne doit accepter d’être victime d’un viol et d’harcèlement sexuel

 

 

Littéraire dans l'âme, mordue des mots, je crois pouvoir me définir comme une africaine moderne attachée à sa culture. Plus qu'un élan créatif, ma plume cosmopolite empreint d'un brin d'humour est mon outil d'expression. Polyvalente, je m’épanouis sur divers sujets qui touchent à l'Art. Un œil d'esthète, je suis (très) sensible à la beauté... Ah oui, je suis aussi une grande passionnée d'émojis.