C’est mon histoire : Je souffre de vaginisme

« C’est juste une petite crise d’angoisse », me suis-je dit quand cela est arrivé la première fois. J’avais 22 ans, et j’étais décidée à avoir mon premier rapport sexuel. Toutes les conditions étaient réunies : une belle soirée afterwork bien arrosées, deux amoureux fous de désirs dans une même pièce, et une bonne musique pour se mettre dans l’ambiance. Au moment de la pénétration, j’ai reçu comme un spasme ou une contraction involontaire au niveau de mon entre jambes, qui rendait l’action impossible.

Ce fut le black-out total ! Une succession d’informations récoltées sur Google liées aux difficultés du premier rapport commençaient à défiler dans mon esprit. Il eut un bref moment d’hésitation et je me suis enfin ressaisie. Mon Jules tentait de me rassurer en me disant : « Ça va juste piquer, et tu ne ressentiras plus rien par la suite. Détends-toi».  J’étais loin de m’imaginer que toutes les autres fois seraient aussi douloureuses et insoutenables que la première.

Quatre années se sont écoulées et je ressens constamment cette douleur qui est limite gênante, car je n’arrive non seulement à être satisfaite, mais à assouvir les désirs de mes partenaires. Toutes mes histoires d’amour finissent de la même manière, et avec plus ou moins les mêmes déclarations : « Nous deux, ça ne marchera jamais » ou « il y a quelque chose qui ne va pas chez toi, tu dois voir un spécialiste ».

Au bout de 5 relations ratées, j’ai décidé enfin d’en parler à ma meilleure amie, qui m’a recommandé un gynécologue. Car selon elle, ce problème serait lié à une anomalie sur mon anatomie. Après une longue série de questions et des examens gynécologiques, le médecin a déclaré que je souffrais de vaginisme. On le définirait comme étant un trouble sexuel et gynécologique psychosomatique qui empêche toute pénétration vaginale en raison d’une contraction musculaire prolongée des muscles du plancher pelvien qui entourent l’ouverture du vagin. Sur le coup, je me demandais ce que j’avais bien pu faire de mal à mère nature pour m’infliger ce supplice.

Je suis sorti de son bureau avec une suggestion que je trouvais absurde : « Vous pouvez avoir des relations sexuelle sans pénétration. C’est à vous de laisser parler votre créativité. Et surtout, parlez en a votre partenaire dès le début. Une bonne communication vous aidera à trouver un terrain d’entente. »

Ce que je ne sais toujours pas à présent, c’est : est-ce que je peux en guérir par le biais d’une médication, ou mon exutoire serait de suivre une thérapie ?

Directrice Artistique chez Elle Cote d’Ivoire

« La créativité, ça me connait ! ». Incarnant le profil de cinéphile, photophile et littéraire, je suis une amoureuse de musique, de voyage et de cuisine. Journaliste rédactrice avant tout, je suis spontanée, créative, soucieuse du détail et multitâche. Je me perfectionne et me bonifie dans un environnement où règne l’esprit d’équipe. Silence, on tourne !