Cruella : Une histoire tragico-comique qui en vaut le détour

Cruella : Une histoire tragico-comique qui en vaut le détour

La semaine dernière, l’on assistait à la sortie du film “Cruella”, le spin-off consacré à la méchante Disney découverte dans les 101 dalmatiens. Une histoire tragico-comique qui a mis tous les fans de Disney d’accord sur une chose : le film en vaut le détour.

On assiste au premier film consacré au personnage de Cruella, la méchante Disney créée par Dodie Smith qui a conquis les Disneyvores (ndlr : consommateurs de Disney) dans le film d’animation 101 dalmatiens sorti en 1956 puis dans le long-métrage live de Stephen Herek sorti en 1996. Ce film met en avant la genèse de la maîtresse des 101 dalmatiens. Un film bien rythmé mené des mains de maître du réalisateur australien Craig Gilespie connu avoir réalisé les films “Mr Woodcock” ou encore “Moi, Tonya”.

“Cruella”, le film, se situe longtemps avant les 101 dalmatiens. Stella, une jeune fille talentueuse, décide de devenir une personnalité connue dans le monde de la mode à Londres dans les années 70. Après quelques péripéties d’arnaqueuses en association avec deux voleurs, ses talents de créatrice se font connaitre par la baronne Von Hellman, une femme qui va jouer un rôle important dans la transformation de Stella en l’impitoyable Cruella.

UN MÉLANGE DE TRAGÉDIE ET DE COMÉDIE

De l’action, un brin de folie, du suspens, de la tragédie et la touche Disney qu’il ne faut pas ignorer : la comédie. C’est un savant cocktail qui ne laisse personne indifférent et qui permet aux cinéphiles de passer un super moment. Le scénario est léger et se laisse regarder facilement. Chaque scène est cohérente et suit la logique du scénario. On se laisse facilement séduire par l’histoire qui est à la fois sensible et crue. Estella sait ce qu’elle veut. Son objectif ne change pas, même si avec la tournure que prend l’histoire, la vision du personnage principal prend une autre tournure, l’on arrive facilement à se laisser conduire par les idées de vengeance de la modeuse pleine d’ambition. La psychologie du personnage est bien menée. L’on perçoit parfaitement le changement de personnalité d’Estella qui bascule à Cruella. On est presque tenté de l’aimer encore plus. Mais ça, ce n’est que la genèse, attendons de voir la suite.

Disney, Cruella 2021
Cruella d’Enfer. La scène du cimetière.

DES ACTEURS D’UN JEU EXQUIS

Vous adorez voir le spectacle, eh bien “Cruella” en sert dans tous les sens du terme et à profusion. Emma Stone et Emma Thompson nous offrent un duo (ou duel) d’actrice exquis. Les deux protagonistes passent d’amis à ennemis en évitant les débordements. Pas de surjeux mais la finesse et le naturel. Un pur plaisir.

Si Emma Stone vous a séduit dans La La Land, imaginez-la en méchante assoiffée de vengeance dans la peau de Cruella. Elle incarne parfaitement le personnage avec ses allures de sainte nitouche créative le jour (Estella) et de méchante la nuit (Cruella). Son jeu est épuré et lui colle presque comme un caractère naturel. Elle est dynamique et est balisée de sorte à ne pas faire de faux pas. Avec elle, tous les sentiments sont au rendez-vous. La tristesse, la joie, la colère et souvent le dégoût (quand elle est extrême dans son indifférence). Et tout ça, on aime. 

Emma Thompson, quant à elle, dans le rôle de la baronne, est magistrale. Sans scrupule ni remords. Elle incarne parfaitement le personnage vil et sans cœur qui est la baronne. Son simple regard pourrait pousser à la détester. C’est sans doute la meilleure performance du film. Un deuxième rôle qui crève l’écran.

Emma Stone et Emma Thompson dans Cruella
De gauche à droite, Emma Stone et Emma Thompson dans Cruella.

ET DISNEY FAIT SON SHOW !

Il ne suffit pas juste d’acteurs incroyables et d’une histoire captivante pour planter le décor d’un spectacle enivrant et inoubliable. Disney n’a pas manqué de réunir les ingrédients qui font de ses productions de magnifiques “expériences”. La photographie est belle. Chaque plan n’entrevoit presque pas de défauts et révèle la beauté des rues de Londres. Un Londres qui respire les années 70. Tout le décor renvoie à cette époque. Les costumes, partagés entre la haute couture et le prêt-à-porter stylé des deux côtés, renvoie à l’univers de la mode qui est au cœur de ce film qui rend hommage aux grands créateurs. Et la musique. Nicholas Britell a encore mis sa magie à l’œuvre. La mariage entre chaque scène et ambiance musicale est agréable. Celui qui a été nominé en 2017 pour l’Oscars de la Meilleure chanson de film avec “Moonlight” a su agencer la musique et les émotions. On arrive à ressentir assez fortement chaque émotion.

CRUELLA fait son show
Emma Stone as Cruella in Disney’s live-action CRUELLA. Photo by Laurie Sparham. © 2021 Disney Enterprises Inc. All Rights Reserved.

Même si, il faut le noter, le film était un tantinet lent. L’entame du scénario aurait pu donner un gros coup de lourdeur avec les péripéties de voleuse d’Estella et de ses compagnons. Cependant, ce point cauchemardesque du film est une infirme partie de ce que l’on pourrait considérer comme un “spectacle”.

Petit conseil : Allez le voir, replongez dans votre enfance et surtout éclatez-vous. Vous allez aimer !

Cruella est disponible dans toutes les salles du cinéma Majestic. Consultez le programme sur le site du Majestic Cinéma.

Rédacteur Culture ELLE Côte d'Ivoire
Blogueur et amoureux du 7ème art, je suis une personne atypique qui aime voir le monde en couleur...une âme d'artiste dont tous les domaines de l'art me fascine. Je vous fais découvrir mes coups-de-cœur, les actualités culturelles et cinématographiques mais également de la beauté et de la bonté et c'est ce qui rend extraordinaire votre passage sur elle.ci.