Ce qu’il faut savoir sur les Guerrières du royaume du Dahomey

/

« vaincre ou mourir »

 

Le Dahomey, actuel Bénin, était l’un des royaumes africains les plus puissants du continent. Ayant connu une monarchie essentiellement masculine, il n’y a guère eu de traces de femmes dans les manuscrits royaux. Pourtant dans l’histoire, les femmes se sont distinguées à plusieurs reprises. Une armée de guerrières défie les nombreux clichés sur les femmes. Elles sont fortes, courageuses et intrépides. Leur adage “vaincre ou mourir”!  Elles ce sont les ( Minos ) « Nos mères » en langue fon .Elles, ce sont les  “Amazones du Dahomey”  par les Européens, en référence au mythe des femmes guerrières de l’antiquité. Une armée de femme unique au monde au XVIIIe siècle

Tassi Hangbé la première Amazone

 

Dans l’histoire du royaume de Dahomey, une seule figure féminine a pu régner sur le trône. Il s’agit de la reine Tassi Hangbé dont l’histoire ne figure pas dans la lignée exclusivement masculine de ceux qui ont conduit la destinée de cette grande monarchie de l’Afrique de l’Ouest.  Au cours de son règne (1708-1711), elle a fait de la promotion de la gent féminine, l’une de ses priorités à travers la formation d’un régiment militaire constitué de femmes amazones dénommées les “Agoodjié”, une appellation locale des femmes guerrières. Malheureusement, ses traces semblent s’effacer de l’histoire et ses œuvres aux oubliettes. c’est surtout à partir du XIXe siècle, sous le règne du roi Gézo, que le corps militaire se forme et deviendra l’unité d’élite féminine du roi, lui jurant fidélité  

Celles qui gardent le royaume 

Crâne rasé, coiffé d’un bonnet, elles marchent d’une manière virile et le regard concentré. Dans un combat au corps à corps, leur domaine d’excellence, aucun homme ne résiste. Elles ne prétendent pas être égales aux hommes, non , les hommes elles les surpassent. Ces Amazones, connues sous le nom d’Agoodjié (traduit du fon, qui veut dire “ dernier rempart avant d’atteindre le roi”) étaient recrutées et formées dès leur plus jeune âge.

Dès l’enfance, des jeunes filles, descendantes d’esclaves du roi, étaient ainsi choisies pour devenir plus tard Minon. Hormis cet enrôlement fait de force, certaines femmes de la société se proposaient volontairement pour intégrer l’armée.

Le roi Guezo (1818-1858) régna sur le Dahomey, et comprit rapidement l’avantage qu’il pouvait avoir en ayant les Amazones à ses côtés : avec la légendaire Seh-Dong Hong Beh à leur tête. À raison d’une fois tous les trois ans, les sujets du royaume étaient sommés de présenter leurs filles à un conseil constitué de sages. Ce conseil était notamment chargé de désigner les jeunes filles les plus aptes à faire partie du régiment et donc, à être admises dans la demeure du roi. 

 Considérées comme épouses du roi et faisant parties de son harem, les Minos devaient faire vœu de virginité et de célibat pendant toute la durée de leur service militaire. 

  

L’Invasion Coloniale 

Comme toujours extrêmement dévouées à la couronne, les Minon ont su soutenir leur roi Guézo, puis son successeur Béhanzin. En 1882, le roi Béhanzin, soucieux de protéger ses droits commerciaux, décida de résister à l’invasion coloniale. Ces femmes aussi vaillantes que sanguinaires sont  à ce moment rapidement devenue un véritable cauchemar pour les soldats français. L’une des journées de campagne les plus marquantes restera sûrement celle du 26 octobre 1982, qui fut, selon le général et acteur majeur de la colonisation française, « la journée la plus meurtrière de cette guerre ». 

 Durant quatre heures de combat acharné , les soldats français furent lourdement éprouvés par les techniques de combat des amazones. 

Nous sommes créées pour défendre, le Dahomey, ce pot de miel, objet de convoitise, le pays où fleurit tant de courage peut-il abandonner ses richesses aux étrangers ? nous vivantes, bien fou le peuple, qui essayerait de lui imposer sa loi

Rapporte un soldat, “ Les balles Lebel font des blessures de balles explosives. Les arbres les plus gros n’ont même pas pu servir d’abri à nos ennemis »

Cette journée  les guerrières se seront battu corps et âmes, elles finirent vaincu, car ayant préférant la mort à la fuite, elles s’éteignirent en toute dignité.  

 



 

 

Hello, C'est Daphnée ! Je suis passionnée de communication, d'art, de littérature et de création de contenu .Je me définie comme un esprit créatif et libre aimant apprendre des autres, enthousiaste et pleine de vie .