Tatiana YANKEY : L’interview ELLE de l’Awoulaba 2021

Dans notre culture, les awoulabas sont considérées comme étant de très belles femmes aux mesures impressionnantes. Visage rond, poitrine généreuse et aux chutes de reins exceptionnelles. L’awoulaba est loin d’être obèse, sa morphologie est spéciale.

Le concours de beauté, AWOULABA CÔTE D’IVOIRE, vise à valoriser cette beauté noire par ricochet la culture ivoirienne.

Du haut de son mètre 80, Tatiana YANKEY est la nouvelle ambassadrice de la beauté ivoirienne. Elle a été élue ce samedi 31 juillet dernier, Awoulaba Côte d’Ivoire lors de la grande finale du concours AWOULABA COTE D’IVOIRE. Âgée de 27 ans, elle est Commerciale, mère de deux enfants et aussi Awoulaba Marcory. Rencontre avec la magnifique Awoulaba Tatiana YANKEY. Elle nous partage ses combats, ses projets, ses plats préférés…

ELLE CI. Qui est Awoulaba Côte d’Ivoire ?

Je suis Yankey Alloua Marie Tatiana, Awoulaba Côte d’Ivoire 2021. Mère de deux enfants et célibataire ! Voilà qui est dit pour permettre à des prétendants autour de se décider (rire).

ELLE CI. Quels sont les 4 mots qui vous définissent le mieux ?

Entreprenante, bosseuse, créative et mère.

ELLE CI. Pourquoi avez-vous participé à AWOULABA CÔTE D’IVOIRE ?

Ce sont mes amis, mes proches qui m’ont incité à participer à ce concours – avec leur autorisation et leur soutien. Selon eux, je répondais aux critères du concours et donc pourquoi ne pas extérioriser mon potentiel !

ELLE CI. Qu’est-ce que cela vous fait d’être Awoulaba Côte d’Ivoire ?

C’est un plaisir pour moi. Toutefois, à mon niveau je reste la même Tatiana, je n’ai pas changé et c’est un honneur pour moi. La preuve en est que je suis présente là aujourd’hui, à ELLE Côte d’Ivoire en train d’être interviewée. Ce sont, on va dire, les dérivés dues à mon titre. Bien que nous soyons peu médiatisées. Le concept Awoulaba n’est pas aussi vulgarisé qu’il devait l’être.

ELLE CI. Qu’est-ce qui selon vous, vous a distingué des autres participantes ?

Je dirais la taille, le ventre et les mollets…

ELLE CI. Quelles sont les particularités du concours ?

Tout d’abord, j’ai été approchée par une encadreuse (dans un resto). Elle a vu en moi le profil de l’Awoulaba recherché. Elle m’a expliqué la procédure du concours, j’ai mûri l’idée avant d’en parler à mes proches. C’est là qu’ils m’ont demandé de me présenter.

Et donc le concours s’est fait tout naturellement. En commençant par le recrutement, ont suivi des entraînements. Nous sommes ensuite passées par la première phase : la présélection dans les communes et dans quelques régions. Puis le recensement des élues Awoulaba lors des différentes présélections. Nous avons encore fait des séances d’entraînements pendant un temps bien déterminé appelé « la mise au vert ». Cette année, elle s’est déroulée à Ayamé durant cinq jours.

Enfin, nous sommes revenues à Abidjan pour la grande finale du concours.

ELLE CI. Quel était votre sentiment pendant le concours ?

(Rire) Vous savez, un concours n’est pas gagné d’office. En allant concourir, je ne disais pas que ce serait moi la grande gagnante. Ce n’est pas partie prenante, car il revient aux jurys de choisir la gagnante. Tout se joue sur le T, avec la pression, le stress, ce que vous vivez à l’instant qui peut vous déstabiliser… Bien sûr, on part avec 90% de chance de réussir et les 10% représentent l’incertitude totale parce qu’on ne sait vraiment pas ce qui peut se passer. Tout de même, quand on se présente à un concours de ce genre au stade de finaliste, il faut au moins avoir de l’estime de soi. Finaliste signifie que l’on vaut quelque chose.

ELLE CI. En tant qu’ Awoulaba Côte d’Ivoire, comment envisagez-vous votre mandat ?

Tout d’abord, mon mandat est placé sous ce thème assez palpitant qui est : la lutte contre la haine interethnique. Alors je m’attellerai à promouvoir ces valeurs ; nous faisons un, nous sommes de la même race et nous ne devons pas insérer des discours de haine dans notre société.

A mon niveau personnel, je compte aussi faire une sensibilisation autour des violences et les troubles basés sur le genre. A défaut de créer une ONG, moi c’est plus sur la sensibilisation que je me base.

Tout autant que nous sommes, nous avons un vécu, un passé, que d’autres négligent ou oublient, alors que nous avons parfois des séquelles. Mon message serait de faire comprendre à notre société que l’on peut avoir vécu des choses et s’en sortir. Avoir la grâce d’être en vie, signifie qu’on a encore beaucoup à donner, à accomplir. Et surtout éviter de se limiter à son passé et ne pas transporter les blessures antérieures dans le présent. Il faut être cette personne-là qu’on admire.

ELLE CI. Le concours étant peu médiatisé, avez-vous pour projet de le mettre plus avant sur vos réseaux ?

Oui bien-sûr, je le fais déjà sur ma page. Cependant, je n’ai pas d’accompagnements, mais vraiment aucuns. Ni de l’organisation, ni des institutions partenaires et sponsors à l’évènement. Et je le fais donc sous fond propre et de façon personnelle. Du coup, pour vulgariser cela et médiatiser c’est un peu difficile. Pourtant, pour pouvoir porter haut ce concours-là, c’est de se mettre ensemble afin de faire connaître davantage AWOULA COTE D’IVOIRE ;

Je profite également de votre média pour que les gens sachent qu’il existe. C’est tout de même une belle initiative à valoriser et mettre en avant. En tant qu’ambassadrice de la beauté ivoirienne, ce sont mes mots.

ELLE CI. Quels sont les plats préférés de Awoulaba Côte d’Ivoire ?

Mes plats préférés sont : la sauce feuille au riz, le placali avec une bonne sauce gombo façon là (rire) et j’aime bien les plats européens à base de crème fraîche.

 

Sean Gogouli

Sean Gogouli

Littéraire dans l'âme, mordue des mots, je crois pouvoir me définir comme une africaine moderne attachée à sa culture. Plus qu'un élan créatif, ma plume cosmopolite empreint d'un brin d'humour est mon outil d'expression. Polyvalente, je m’épanouis sur divers sujets qui touchent à l'Art. Un œil d'esthète, je suis (très) sensible à la beauté... Ah oui, je suis aussi une grande passionnée d'émojis.

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