ELLE Active par ELLE Cote d’Ivoire : La décolonisation des imaginaires liée à la beauté africaine

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Priorité : Comment redéfinir les codes de la beauté à l'Institut Français d'Abidjan

ELLE ACTIVE by ELLE Cote d'Ivoire à l'Institut Français de Cote d'Ivoire

Le sujet de la beauté soulève beaucoup de questionnements quant à sa définition véritable. Cela est dû au fait qu’il est quasi impossible de caser la beauté dans une seule boite lui donnant une définition ou des critères statiques qui ne sauraient être mis en cause. La rédaction de ELLE Côte d’Ivoire en partenariat avec l’Institut Français de Côte d’Ivoire, à travers son ELLE Active a tenté de déconstruire les clichés liés à la beauté et aborder le thème de la réappropriation culturelle.

Le temps d’une demi-journée, le samedi 13 mars 2021 à l’Institut Français de Côte d’Ivoire, la team de ELLE Cote d’Ivoire s’est attelée avec passion à briser les barrières autour de la beauté et de redéfinir un tant soit peu les codes de la beauté en général puis ceux de la beauté africaine plus particulièrement.

Cinq girls power, différentes les unes des autres avec comme dénominateur commun la démocratisation de l’empowerment féminin, ont répondu à la problématique suivante : La décolonisation des imaginaires liés à la beauté de la femme africaine.

Comment déconstruire les stéréotypes liés à la beauté et se réapproprier notre culture ? Frédérique LEININGER, Paule Marie ASSANDRE, Marie-Victorine ONANA, Loza MALEHOMBO et Sarai D’HOLOGNE ont répondu aux questions de Sophy AIIDA sans tabou.

La beauté africaine est-elle unique?

Oscar Wilde disait “La beauté se trouve dans les yeux de celui qui regarde”. L’on comprend tout de suite que juger la beauté d’une personne diffère selon le regard que chacun porte vis-à-vis de cette personne. Pendant la discussion, cette phrase s’est échappée du panel “Il n’existe pas n’existe pas une seule beauté africaine”; Marie-Victorine ONANA venait de déclarer quelque chose qui ne semble pas toujours évident. Selon elle, la beauté africaine est plurielle et ne saurait être cantonnée en une seule catégorie. Certains sur le panel pouvaient affirmer que la beauté est universelle. La beauté se définirait donc selon une personne et non selon une race. Cependant, l’on constate qu’en Afrique les femmes ont cette particularité d’être callipyge. Néanmoins, cela ne devrait pas définir exclusivement la beauté africaine.

Il est donc nécessaire de non seulement déconstruire les clichés autour de la beauté en général et aussi de la beauté africaine en particulier afin de permettre à chaque femme de se sentir bien dans sa peau et de vivre selon ses envies.

Comment se réapproprier sa culture?

Une question que se pose la nouvelle vague de créatifs issue de la fibre urbaine dont les influences tirent leur source de l’occident. C’est aussi une question qui taraude l’esprit des africains qui ont vécu loin de leur continent et qui aujourd’hui sont en quête de leur identité. À cette question, nos intervenants ont tenté d’y répondre chacun apportant sa contribution. Se réapproprier sa culture pour être en phase avec soi-même, pour se connaitre et ne pas se perdre dans une influence étrangère. Cette question est primordiale mais pas indispensable à l’épanouissement d’une personne. Cependant, il est important de revenir à la source afin de ne pas se laisser entraîner par des vents contraires.

L’on ne saurait se montrer juge mais il est important de reconnaître que les séquelles qu’a laissées la colonisation demeurent et influencent. Le blanchissement de la peau, le refus des cheveux naturels (cheveux crépus pour certains) ou encore l’adoption de cultures étrangères constituent le résultat d’un assujettissement qui demeure et qui s’impose depuis des siècles. Se réapproprier sa culture passe par une prise de conscience de ses origines. Ce déclic est le premier pas vers un affranchissement qui ne peut être définitivement total mais qui contribuera à la valorisation de ses origines et de sa culture à travers le monde.

Se réapproprier sa culture, ne définit pas forcément qui nous sommes car chacun peut-être qui il souhaite être selon ses motivations et se sentir bien; une paraphrase des propos de Paule Marie Assandre.

Le débat assez intense s’est achevé sur des notes d’insatisfaction avec un public qui en redemandait davantage. Alors toi, depuis là où tu es, comment pourrais-tu répondre à la problématique du thème? Think About It !

Découvrez ces moments en vidéo.

Rédacteur Culture ELLE Côte d'Ivoire
Blogueur et amoureux du 7ème art, je suis une personne atypique qui aime voir le monde en couleur...une âme d'artiste dont tous les domaines de l'art me fascine. Je vous fais découvrir mes coups-de-cœur, les actualités culturelles et cinématographiques mais également de la beauté et de la bonté et c'est ce qui rend extraordinaire votre passage sur elle.ci.