Un remède miracle contre le paludisme ?

Un vaccin qui changerait la donne

Un remède miracle contre le paludisme ?

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Ophélie Farissier
Écrit par Ophélie
Publié le 26 juin 2019 à 17h58

Un vaccin qui changerait la donne

En 2017, le paludisme a entraîné 435 000 décès, dont 93% sont survenus sur le continent africain selon l’OMS (Organisation mondiale de la Santé). Les enfants de moins de 5 ans sont les plus sujets à la mortalité palustre, environ 61% de l’ensemble des décès par le paludisme.

Le Ghana, ainsi que le Kenya et le Malawi font partis des pays pilotes accueillant le vaccin Mosquirix, censé protéger les nourrissons. C’est le premier vaccin et jusqu’ici le seul. Il est actif contre le parasite du paludisme le plus meurtrier au niveau mondial. Encore novice sur le marché, il a pourtant permis d’éviter lors d’essai clinique 4 cas sur 10 sur une période de 4 ans auprès de jeunes enfants.

Le paludisme provient du moustique Anopheles femelle, ces espèces pondent leurs œufs dans l’eau. Avant l’éclosion, les femelles recherchent un repas sanguin pour nourrir les œufs. Leur cible préférée étant les êtres humains. Pendant la saison des pluies, les flaques d’eau s’accumulent et la durée de vie est plus longue, complétant le cycle de développement du moustiques, ce qui peut entraîner une épidémie.

Les symptômes apparaissent souvent à partir de 10 à 15 jours après la piqûre de moustique infectante. Généralement, la fièvre, les maux de tête, les frissons, la fatigue sont des signes d’infection mais ne sont pas aussi facilement attribués au paludisme. Il est toutefois préférable de réagir vite si certains symptômes apparaissent. Une partielle immunité a pourtant été remarquée chez les adultes, mais redevient sévère pendant la vieillesse.

Comment limiter la transmission ?

Les moustiquaires imprégnées d’insecticides, leur utilisation a fortement augmentée en 7 ans, aujourd’hui, environ la moitié de la population africaine est protégée par une moustiquaire. L’OMS conseille également la pulvérisation d’insecticides à l’intérieur des habitations à effet rémanent. En général, une ou deux fois par an, une dose est pulvérisée sur les surfaces intérieures des murs et sur les plafonds, où les moustiques sont susceptibles de se poser après s’être nourries. Pour les voyageurs, où les personnes souhaitant s’installer les premiers temps, il est conseillé de prendre des antipaludiques. Malgré une résistance aux insecticides et aux antipaludiques développée ces dernières années la moustiquaire assure une bonne protection.

Toutefois, certains cas illustrent d’autant plus la limite de ces solutions. Comme le chanteur Stromae, suite à la prise d’un traitement anti-paludisme, le Lariam, a été victime de réactions graves en 2015. Ce médicament a provoqué des troubles cognitifs comme des hallucinations, de la confusion mentale. Totalement déconnecté de la réalité, il a aussi souffert de crises d’angoisse sévères et de démence entraînant des envies de suicide.

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