Rupture numérique : tourner la page à l’heure des réseaux sociaux

Rupture 2.0

Rupture numérique :  tourner la page à l’heure des réseaux sociaux
Écrit par ELLE.CI
Publié le 08 Février 2018 à 12h14

Rupture 2.0

Avant les réseaux sociaux, on se disait aurevoir avec plus ou moins de classe et c’en était fini. On se souhaitait le meilleur ou le pire et chacun allait de son côté. Plus de nouvelles. Basta ! Mais ça, c’était avant.

Désormais, il est presque impossible de tourner la page sans faire le grand ménage 2.0. En effet, les relations ayant évoluées sur le terrain du virtuel, à la séparation amoureuse succède l’e-séparation.

Dans le processus de deuil d’une relation passée, il est important de se créer un espace où l’autre n’est plus. Il est déjà douloureux de tourner la page, quand l’autre est sans cesse rappelé à notre esprit ou quand il demeure à portée de clic, le deuil est presqu’impossible.

«  Après qu’il m’ait laissé, je partais chaque  jour regarder ses stories et ses différents profils pour savoir ce qu’il faisait et surtout avec qui. »

Laure

Entre Facebook et ses éventuels affrontements par statuts interposés, Instagram où on n’est pas l’abri d’une photo où apparaitra le sourire de M. Ex alors qu’on a du mal à voir le bout du tunnel, WhatsApp où l’on guette les heures de connexion, les réseaux sociaux ont bien des mérites, mais pour ce qui est des ruptures ils ne sont que source de frustration.

Continuer à épier l’autre (ou les futures prétendantes) directement ou indirectement (la bonne copine dont on utilise le compte en tout discrétion) entraine une illusion du maintien du lien. Cette fausse impression d’être toujours en contact relève, pour certaines personnes, du déni de rupture.

Voilà pourquoi la rupture numérique doit avoir lieu après la rupture physique.

« Après la rupture, il faut ignorer ou bloquer son ex sur les réseaux sociaux »

Jocelyne

Toutefois, une telle attitude radicale qui a le mérite de permettre de tourner la page n’est pas toujours envisageable. L’ancien couple peut encore avoir à gérer des intérêts communs : des enfants, des biens. Pour les autres, il faudra trouver la bonne formule : ni trop de contacts ou vous êtes encore dans l’addiction, ni pas assez ou il s’agit d’un évitement.

Bien évidemment une fois le deuil fait, il est possible de renouer le contact, le temps de séparation ayant permis de forger de nouveaux repères et de donner de nouvelles bases saines à une future relation.

 

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