L’obésité grignote un tiers de la population d’Afrique de l’Ouest

 Inquiétant, non ?

L’obésité grignote un tiers de la population d’Afrique de l’Ouest
Ophélie Farissier
Écrit par Ophélie
Publié le 10 avril 2019 à 17h43

 Inquiétant, non ?

Aujourd’hui, un tiers de la population urbaine en Afrique de l’Ouest souffre de surpoids selon l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques). La chercheuse hollandaise Cornelia van Wesenbeeck apporte des précisions chiffrées sur l’état de santé des habitants de cette partie du continent, dans son étude titrée « Distinguer la sécurité alimentaire urbaine et rurale en Afrique de l’Ouest ».

110 millions de personnes n’ont pas une alimentation adéquate, 58 millions de personnes souffrent de sous-nutrition, tandis que 52 millions de personnes sont en surpoids ou obèses. La chercheuse parle d’un double fardeau qui pèse sur les systèmes de santé ouest-africain. Il existe un écart significatif entre les zones rurales et urbaines, traduit par l’évolution de l’environnement alimentaire. En ville, cultiver la terre et élever le bétail se révèle impossible, les aliments trouvés en supermarchés ou en épicerie sont plus souvent transformés, en dépit des nutriments. Mais comment en est-on arrivé là ?

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Nous sommes en pleine évolution et surtout en manque de temps. Travailler, faire du sport, boire un verre entre copines, passer du temps avec ses enfants…Nos emplois du temps ultras-remplis nous empêche de faire mijoter un bon plat pendant des heures. Le temps de nos mamans et de nos grand-mères serait-il révolu ?

La malbouffe : rapide, pas chère et si bonne…

Certains accuseront l’émancipation des femmes, et ils n’ont pas tort, dans un sens. Nous passons plus de temps pour nous et tant mieux ! Mais en dépit de ce créneau coutumier réservé à la cuisine, les plats se résultent moins variés, rapides voire pire : déjà tout préparés.

Le repas du midi n’est alors plus un moment sacralisé avec de bons plats, des amis ou de la famille autour. Il s’apparente plus à un pain-brochette entre deux rendez-vous ou un Burger King devant l’ordinateur au bureau. La différence entre les produits déjà cuisinés des produits non-transformés, est l’arôme chimique. Pour conserver ou pour les rendre agréables au goût, on ajoute des additifs, loin d’être naturels. Parfois addictifs pour susciter la convoitise des consommateurs, les publicités poussent à l’envie et mettent l’eau à la bouche. Vous visualisez la bonne bouteille fraîche de soda noire avec plein de bulles ?

Ces aliments ultra-transformés sont facile à emporter, et donc prêt à la consommation pour faciliter davantage leur vente, vous les mangez/buvez n’importe où et surtout n’importe quand. Vient alors la phase de grignotage entre les repas : réconfortante, déstressante, par gourmandise ou juste machinalement… L’apport de calories supplémentaires dont notre corps n’a pas besoin pour fonctionner va se stocker, mais en douceur. Si les calories consommées ne sont pas brûlées avec notre activité physique et notre métabolisme de base, on parle alors de surpoids. Cet apport excessif devient une accumulation anormale de graisse corporelle et représente un risque pour la santé, soit l’obésité.

Alors on vous arrête tout de suite, nous ne sommes pas dans les mêmes proportions que l’Amérique du Nord, mais eux aussi ont bien débuté comme ça à un moment donné…