Jackline Chepngeno : Cette jeune kényane humiliée à cause de ses règles, se suicide

#EndPeriodShame

Jackline Chepngeno : Cette jeune kényane humiliée à cause de ses règles, se suicide
Aurélie Kouman
Écrit par Aurélie Kouman
Publié le 24 septembre 2019 à 17h59

#EndPeriodShame

Une nouvelle qui souleva bien des revendications. Jackline Chepngeno, jeune kényane de quatorze ans se donna la mort par pendaison après avoir été humiliée par sa professeure pour cause de ses menstrues.

Le drame se produisit ce 6 septembre dernier, lorsque Jackline Chepngeno se rendit à son école, à Bormet, dans l’Ouest du Kenya. Comme tous les jours, l’adolescente s’assit avec ses camarades, et s’apprêtait à passer une journée habituelle de classe. Néanmoins, très tôt, elle fut surprise par une tâche sur son uniforme qui signalait l’arrivée de ses menstruations. N’ayant pas de protections hygiéniques, elle se tourna vers sa professeure, qui l’aurait alors expulsée de la classe, en la traitant de « sale », devant ses camarades.

En rentrant chez elle, Jackline explique la scène à sa mère, et prétexte aller chercher de l’eau. Quelques heures plus tard, la jeune kényane sera retrouvée pendue à un arbre.

Indignation collective

Dévastée, la mère de Jackline Chepngeno aurait accouru prévenir les autorités, et désigna la professeure de sa fille comme potentielle responsable de l’acte. Jusqu’a présent, l’enseignante n’a été entendue. Plusieurs parents d’élèves se sont mobilisés devant l’école de Jackline afin de témoigner de leurs soutien, mais la police a fini par dissoudre la manifestation, et a arrêté cinq protagonistes pour « trouble à l’ordre public »

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Sur les réseaux sociaux et plus particulièrement Twitter, le hashtag ##EndPeriodShame est largement utilisé et diffusé afin de faire connaître l'histoire de Jackline. Peu de médias Africains ont d'ailleurs communiqués sur le sujet. 

"Aujourd’hui, une fille sur dix en Afrique subsaharienne ne se rend pas à l’école à cause des ses menstrues "

Pour la plupart de ces jeunes femmes, c’est le prix qui pose problème. Malgré le fait que le Kenya ait voté une loi pour l’accès aux protections hygiéniques ainsi que leur distributions dans les collèges publics en 2017, il semble que cette problématique ne soit pas encore tout à fait réglée.

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