Histoire de miss : Esther Memel passe le flambeau

La passation de flambeau

Histoire de miss : Esther Memel passe le flambeau

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Ines
Écrit par Ines
Publié le 02 juin 2017 à 12h15

La passation de flambeau

Esther Memel, Miss Côte d’Ivoire 2016 est sur le point de léguer sa couronne à une nouvelle reine. Tout au long de son mandat, elle a fait preuve de discipline, de courage, de bonté et de douceur. Esther Memel a su garder la tête sur les épaules. Elle revient sur année.

Bonjour Esther, la fin de votre mandat approche, que retenez-vous de cette année ?

 

Bonjour Elle, bonjour à toutes. Je suis ravie d’avoir vécu cette expérience féerique. Je me suis surpassée physiquement pour pouvoir réaliser un rêve d’enfance. Aujourd’hui, avec mon vécu, mes réalisations, je retiens que le ciel est ma limite.

Être une reine de beauté, est-ce si dur que ça ?

 

Savoir se tenir, être sociable … Ce n’est pas si dur quand tu restes toi-même.

Comment avez-vous géré votre notoriété ?

 

Pour moi, cela n’a pas été difficile à vivre. J’étais plutôt contente de savourer tous ces instants avec tous ceux qui m'ont soutenue sans me connaître. C’est vrai qu’il y avait des moments où je ne me sentais pas totalement en sécurité surtout quand je devais sortir seule, mais j’arrivais à me faufiler dans la masse incognito. Et aussi, j’ai vraiment été protégée par ma famille.

Lors de votre élection, certains ont critiqué votre morphologie, qu'avez-vous envie de dire aujourd'hui à vos détracteurs ?

 

Pour moi, cela était plutôt des critiques constructives qui m’ont permises de me forger. Je suis fière de ce que j’ai réalisé. J’ai rendu fières beaucoup de personnes, à commencer par mes parents. Je considère donc ne pas avoir eu de détracteurs.

 

Quelles ont été vos plus belles rencontres cette année ?

Toutes les rencontres ont été pour moi un honneur. Mais par-dessus tout, je citerais celle avec notre First Lady, qui est également notre marraine. Madame Dominique Ouattara, une dame au grand cœur que j’ai longtemps admiré de loin. Je profite pour lui dire merci pour tout ce qu’elle fait pour le COMICI et surtout les enfants de Côte d’Ivoire.

« Osez ! Et gardez à l’esprit que la confiance en soi seule vous mènera au sommet des montagnes. »

Qu'est-ce qui vous a marqué le plus durant votre mandat ?

 

Les attentions de toutes parts ; ma propre métamorphose physique et mentale m’ont moi-même marquée.

Vous avez suivi vos études en même temps que votre mandat, comment votre emploi du temps a été organisé ? Votre titre de Miss n'a t-il pas pris le dessus sur vos études ?

 

J’ai dû effectivement suivre mes études en même temps que mon mandat. Cela n’a pas été facile mais je suis encore vivante (Rires). Comme quoi, rien n’est impossible. Mes parents étaient là pour me remonter le moral, mes amis de promotion m’ont beaucoup aidé sur ce coup à me rattraper dans les cours et l’administration de mon école également que je remercie pour avoir été aussi tolérants du fait de mes absences. Pour mon président de comité, M. Yapobi et son bureau, mes études sont plus importantes, on me faisait souvent remplacer par une de mes dauphines à des représentations.

Durant votre mandat, vous avez rencontré des filles qui ont abandonné leurs études à cause de grossesses précoces. Pourquoi le sujet  de la déscolarisation prématurée des filles vous tient tant à coeur ?

 

En Afrique, la scolarisation des filles est toujours une problématique et selon moi tous les enfants méritent tous cette chance qui les conduira à l’épanouissement. J’ai vraiment été choquée pour ce qui est de mon pays, de voir la situation des jeunes filles livrées à elles-même et les taux grossesses précoces croissants.

Quelles ont été vos actions pour soutenir ces jeunes filles ?

 

Avec l’aide de la fondation Life Builders, un recensement des filles continue de se faire. On travaille sur un programme de marraine afin de renforcer l’éducation sexuelle des filles. Celles que j’ai pu rencontrer, ont donné naissance il y a peine un mois. Elles bénéficient d’une certaine prise en charge grâce à la Fondation. Elles sont prêtes moralement à reprendre l’école et à se lancer dans cette campagne.

Quels sont vos projets après l'aventure Miss Côte d'Ivoire ?

 

Terminer mes études évidement. Aussi, je souhaiterais mettre en place ma propre ONG afin d’aider les enfants les plus stigmatisés à reprendre goût à la vie.

« Je souhaiterais mettre en place ma propre ONG afin d’aider les enfants les plus stigmatisés à reprendre goût à la vie. »

Avez-vous un petit copain ?

 

 Je me demande bien pourquoi cette question est si récurrente. Je sors mon Joker !

Où vous voyez-vous dans cinq ans ?

 

Dans 5 ans, je me vois bien entre l’Angleterre, la France et les USA, accomplie intellectuellement, fonctionnaire internationale, mariée.

L'élection de votre successeuse approche... avez-vous des candidates préférées ?

            

C’est bien dommage que ce soit déjà fini, mais Miss un jour, Miss à jamais ! Pour ce qui est des candidates à la prochaine élection, je n’ai pas de penchant particulier pour l’une des candidates. Chacune d’entre elle a sa qualité qui la distingue. Et je les félicite toutes pour leur audace car la vie sous les projecteurs et sur les podiums n’est pas aussi facile.

Á celles qui rêvent de devenir Miss Côte d'Ivoire, quel conseil pouvez-vous leur donner ? Quelles sont les qualités primordiales d'une Miss ?

 

On dit que c’est la volonté de réaliser nos rêves qui met du piment dans notre vie. Alors n'hésitez surtout pas. Osez ! Et gardez à l’esprit que la confiance en soi seule vous mènera au sommet des montagnes.

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