Gnamon Dorcas, une commerçante de pagne résiliente

Portrait 

Gnamon Dorcas, une commerçante de pagne résiliente

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Uniwax [sponsorisé]
Écrit par Uniwax [sponsorisé]
Publié le 08 mars 2018 à 13h22

Portrait 

Nana-Benz, revendeuses de pagnes…Ce sont ces femmes africaines qui évoquent spontanément l’autonomisation, l’émancipation et le leadership féminin après les indépendances. L’une des héritières de ce business, Gnamon Dorcas, est dans le commerce du pagne wax « depuis 1982 » confie t-elle avec fierté. Portrait de cette commerçante, mère de 5 enfants et grand-mère de 3 petits-enfants.

De la couture à la vente de pagnes

Gnamon Dorcas était couturière puis est tombée dans le business du pagne grâce à sa grande-sœur qui avait besoin d’aide. Elle s’est tout de suite passionnée pour la vente. Naturellement, Gnamon Dorcas orientait ses clientes vers des motifs en accord avec les modèles qu’elles souhaitaient réaliser chez leurs tailleurs. « Je sais ce qui va avec ce que vous voulez » dit-elle avec assurance. Ses qualités d’ancienne couturière n’y sont pas étrangères. C’est en 1984 que Mme Gnamon commence à travailler avec Uniwax. Marque qu’elle apprécie tout particulièrement pour ses pagnes accessibles qui permettent de renouveler une garde-robe à moindre prix. En 1995, elle quitte Adjamé pour installer sa boutique dans la rue du commerce au Plateau. Elle aime s’occuper de ses clients et le business du pagne lui tient à cœur car elle offre un textile intemporel. « Un pagne, on peut l’acheter et le vendre 3 ou 4 mois plus tard […] Le pagne est un produit qui dure.».

Pour l’amour du pagne…

Madame Gnamon aime ses pagnes et son métier. Pour elle, les deux sont indissociables. « Quand je suis bien habillée, je suis fière de moi-même. ». Le pagne est un incontournable de son dressing et elle aime le porter avec élégance, surtout les bons jours. Elle aime arborer « […] les nouveautés. Les nouveaux dessins que personne ne voit sur le marché. ».

Ce qui la rend encore plus fière ? « C’est de voir une femme en pagne ». Elle cite parmi ses plus grands succès les modèles « Yaourt Groto, Homme Ingrat, High Life, Congrès ». Les anciens dessins qu’elle appelle « les classiques » sont ceux qui ont connu un succès incontestable dans sa boutique du quartier des affaires. Elle-même s’amuse à les nommer. « Les pagnes, c’est nous-même qui sommes à l’origine des noms […] Parfois, le nom du pagne est une évidence.». Pour Madame Gnamon, « le dessin parle de lui-même ».

…et de son métier

Pour cette commerçante, les revendeuses Uniwax sont un peu comme une famille. « On se connaît toutes entre revendeuses de pagnes Uniwax. ». Á propos de famille, Madame Gnamon avoue ne pas avoir eu de problèmes à concilier vie privée et vie professionnelle. « Mon activité n’a en rien gêné le temps accordé à mes enfants. Je quitte à la maison à 7 ou 8 heures. J’ai eu le temps de m’occuper de mes enfants. Et mon activité m’a permis de financer leurs études ». Sans l’amour de son métier et sa résilience, Madame Gnamon aurait mis la clé sous la porte. « Un commerce, c’est bien mais c’est difficile […] Il n’y a pas de métiers sans difficultés.». Elle a eu des vols, des complications mais a toujours repris le chemin de son commerce. « Vendre des pagnes, c’est ce que je sais faire de mieux ». Aujourd’hui, elle lutte contre les faux pagnes qu’elle reconnaît immédiatement au toucher parce que « connaisseur connaît » blague t-elle. Elle explique avec beaucoup de pédagogie pourquoi elles devraient s’orienter vers de vrais pagnes. Madame Gnamon est une vendeuse passionnée et une battante qui prend les choses avec beaucoup d’humour et de pragmatisme. Elle conclut « être commerçante, c’est être courageuse et résiliente ».