Femmes à suivre : Cycy Nassardine, actrice d’avenir

Talent, ambition, bravoure

Femmes à suivre : Cycy Nassardine, actrice d’avenir

© Emeric Yapo

Lafalaise Dion
Écrit par Lafalaise Dion
Publié le 15 février 2018 à 15h39

Talent, ambition, bravoure

Après obtention d’un Master of Business Administration en 2013, Cycy Nassardine s’envole l’année suivante pour New-York où elle prendra des cours d’arts dramatiques à l’American Academy Of Dramatic Arts. Forte de cette expérience enrichissante, elle revient en Côte d'Ivoire pour faire ses preuves dans l’industrie du septième Art. Très tôt, Cycy est repérée par de nombreuses productions... Ainsi, commence une belle carrière pour la jeune actrice…. Interview !

Bonjour Cynthia Nassardine, la première question qu’on se pose, c’est pourquoi l’on vous appelle Cycy ?

Bonjour Elle Côte d’Ivoire, j’ai simplement choisi le diminutif de mon prénom comme nom de scène.

 Comment êtes-vous arrivée au cinéma ?

J’ai nourri depuis l’enfance une passion pour différentes formes d’expression artistique. C’est ainsi que naturellement avec le temps mon choix de carrière s’est porté sur le cinéma. Je prends un réel plaisir à enrichir mes connaissances dans le domaine du 7e art, et plus particulièrement à développer mes compétences d’actrice.

Quel est votre parcours ?

En 2013 j’ai obtenu un Master of Business Administration à Paris et en 2014 je me suis rendue à New-York pour prendre des cours d’arts dramatique à l’American Academy Of Dramatic Arts où j’ai reçu des certificats en Techniques d’audition et Actorat.

« Ma rencontre avec les sœurs Alexandra et Marie-Christine Amon, productrice et réalisatrice, plus tôt en 2014 nous a donné l’occasion de partager notre passion commune. »

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Quelle est la première production cinématographique dans laquelle vous êtes apparue ? Comment ça s'est déroulé?

La série « Chroniques Africaines » est ma première expérience professionnelle. Elle a été produite par ZIV Productions et diffusée sur différentes chaînes panafricaines et internationales comme RTI, A+ et TV5 Monde. En 2015 lors du FESPACO, cette série remporta le prix de la meilleure série. Ma rencontre avec les sœurs Alexandra et Marie-Christine Amon, productrice et réalisatrice, plus tôt en 2014 nous a donné l’occasion de partager notre passion commune. Par la suite, j’ai eu la chance de pouvoir y jouer un des rôles principaux.

« [...] la perte de mon père et ma sœur, qui m’avait émotionnellement atteint. J’essayais de rester au maximum concentrée pendant le tournage des séquences pour montrer mon professionnalisme. »

Quel souvenir gardez-vous de cette première aventure ?

C’était une expérience pleine d’émotions diverses pour moi. Je n’étais pas intimidée par les caméras et toute l’organisation autour. Je mettais avec joie et en pratique ce que j’avais appris pendant mes cours. Le personnage me plaisait et je n’ai pas eu de mal à faire connaissance avec lui et l’interpréter comme je le voulais. Malheureusement, à cette période, dans ma vie personnelle, je traversais une épreuve considérable, la perte de mon père et de ma sœur, qui m’avait émotionnellement atteint. J’essayais de rester au maximum concentrée pendant le tournage des séquences pour montrer mon professionnalisme.

Qu’est-ce qui vous a donné la force de continuer dans le septième art ?

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En dehors de ma passion et de ma volonté propre, à ce jour, je dirais ma famille. Leur soutien compte énormément pour moi. Même si ma première expérience reste relativement triste, elle m’a montré, par le succès de la série et le plaisir que j’ai pris à y participer, l’importance de faire un métier que l’on aime.

Dans combien de films (Longs-métrages, séries avez-vous joué jusqu'à ce jour ?

J’ai joué dans deux longs-métrages et six séries.

« J’espère avec le temps recevoir l’opportunité de jouer des rôles avec de grands challenges, et ce, dans des productions locales et internationales. »

On vous aperçoit dans plus de séries que de longs-métrages, c’est un choix que vous faites ou les rôles s’imposent à vous ?

Jusqu’à présent, la plupart des rôles que j’ai interprété se sont imposés à moi. Je ne suis qu’au début de ma carrière donc j’en suis déjà reconnaissante. Pour moi, le cinéma reste un vecteur de communication d’émotions et de messages, je perçois mon métier comme un engagement honorable. J’espère avec le temps recevoir l’opportunité de jouer des rôles avec de grands challenges, et ce, dans des productions locales et internationales.

« Ma grand-mère est ma meilleure amie et une source d’inspiration. »

Vous passez vos journées entre réalisations de projets et tournages. Quelle place accordez-vous à votre vie privée ?

Je puise mon énergie dans mes moments de solitude et de méditation que je favorise. Je vis entre Abidjan et Paris et je m’organise pour partager le plus de moments possibles avec ma famille. Ma grand-mère est ma meilleure amie et une source d’inspiration.

Arrivez-vous à tout concilier ? Si oui comment ?

Oui, je ne m’en plains pas, il est important d’être méticuleuse et organisée.

Quelles ont été vos plus belles rencontres dans le septième Art jusqu'à ce jour ?

Je suis fan du réalisateur japonais Koreeda Hiro que j’ai rencontré en 2017 lors du Festival du film de Toronto TIFF au Canada. Par ailleurs j’ai été heureuse de donner la réplique à Antoine Dulery dans « Bienvenue au Gondwana » et Guy Kalou dans « Chroniques Africaines ».

Vos déceptions ?

J’en ai, comme tout le monde, mais je préfère me focaliser sur tout ce qu’il y a de positif dans ma vie.

Des coups de cœur dans votre parcours ?

Ma performance scénique dans la comédie musicale African Cabaret de Prudence Maidou.

Vos projets en cette nouvelle année ?

Je suis heureuse de travailler sur des projets intéressants et j’ai hâte de pouvoir en dire plus.

« Je suis née prête. »

Une phrase qui vous motive ?

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C’est une affirmation en langue anglaise « I was born ready » qui veut dire « Je suis née prête »

Un rituel de motivation à partager ?

Me lever tôt le matin et prendre le temps de positiver avant le début de ma journée.

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