Femme à suivre : Massira Keïta, l'autodidacte

Massira, la dessinatrice autodidacte.

Femme à suivre : Massira Keïta, l'autodidacte
Écrit par ELLE.CI
Publié le 03 mars 2017 à 08h26

Massira, la dessinatrice autodidacte.

De passage à Abidjan, l’illustratrice et chef d’entreprise Massira Keïta a bien voulu répondre à quelques questions de la rédaction.

 

Quel est ton premier réflexe quand tu atterris à Abidjan ?

Mon 1er réflexe est d’humer l’air en sortant de l’aéroport. C’est un parfum si doux et chaleureux qui t’enveloppe et qui te prouve que tu as bien quitté l’hiver rugueux de Paris pour Abidjan. Et ça fait du bien !

De passage à Abidjan, l’illustratrice et chef d’entreprise Massira Keïta a bien voulu répondre à quelques questions de la rédaction.

 

Quel est ton premier réflexe quand tu atterris à Abidjan ?

Mon 1er réflexe est d’humer l’air en sortant de l’aéroport. C’est un parfum si doux et chaleureux qui t’enveloppe et qui te prouve que tu as bien quitté l’hiver rugueux de Paris pour Abidjan. Et ça fait du bien !

Comment as-tu appris à dessiner ?

J’ai appris à dessiner toute seule. Á vrai dire, mes premiers dessins de vêtements remontent à la maternelle. Au collège, j’avais des carnets remplis de dessins. Quant au dessin sur la tablette graphique, je suis également autodidacte. Je me suis beaucoup exercée, j’y ai passé des nuits, même si mes 1ers dessins n’ont rien à voir avec ceux d’aujourd’hui j’étais tout de même fière de faire ce que j’aime.

 

Depuis quand le wax est-il présent dans tes dessins ?

Le wax est présent dans mes dessins depuis le lycée. J’avais pris l’option arts plastiques au bac, et la Côte d’Ivoire était le thème que j’avais choisi. J’avais présenté dix planches de scènes quotidiennes inspirées de ce que j’avais vécu dans mon pays d’origine.

 

Pourquoi le wax et pas un autre tissu ?

Pourquoi le wax ? Car c’est le tissu dont je disposais à la maison ! Coloré et varié, on peut tout créer avec lui. Á chaque fois que ma mère partait en vacances, je lui demandais de me ramener des chutes de tissus des tenues qu’elle avait cousues tant je trouvais ses pagnes jolis. 

 

Qui inspire tes personnages ?

Mes inspirations sont multiples : ma mère avec ses nombreuses tenues, la mode d’aujourd’hui. Je peux également être amenée à créer à partir d’un détail de la vie quotidienne, d’une série ou un d’un film. Les tissus me parlent. Dès que j’en repère un, je sais comment je vais le transformer en dessin. Souvent des idées arrivent de nulle part et j’ai toujours un carnet pour les dessiner.

Comment es-tu passée du dessin à la création d'accessoires et vêtements ? Quel a été le déclic ?

 

La base de mon travail étant le dessin, je n’avais jamais pensé à les commercialiser sur des supports textiles. Sur Instagram, des personnes m’ont encouragée à décliner mes dessins sur des tee-shirts. J’ai fait quelques prototypes, ça m’a plu et j’ai eu plein de retours positifs. J’ai alors décidé de me lancer sérieusement. Mon déclic a donc été les internautes.

 

Quelle personnalité rêverais-tu de voir porter une de tes créations ?

Je rêverais de voir Lupita Nyong’o porter un de mes tee-shirts.

 

Comment s'offrir tes super t-shirts et accessoires si on vit à Abidjan ?

Pour le moment c’est en pourparlers. Bientôt, vous pourrez retrouver mes créations dans une boutique. Sinon, j’organise une vente privée prévue pour la fin de l’année 2017.

Si tu devais donner un conseil à nos lectrices, lequel ce serait ?

Quand on a une passion, il faut foncer et se lancer car tout peut arriver. Lorsque tu envoies une candidature pour un emploi et que tu hésites à cliquer sur « envoyer ». Tu peux aussi bien être contactée que ne pas recevoir de réponse. C’est bien d’avoir un concept mais il faut le travailler et tout faire pour y arriver.