CO.LAB Entrepreneuse : rencontre avec Marie Josèphe Koutouan

Son credo : savoir recevoir

CO.LAB Entrepreneuse : rencontre avec Marie Josèphe Koutouan

© ELLE Côte d'Ivoire

Écrit par ELLE.CI
Publié le 07 Septembre 2017 à 15h16

Son credo : savoir recevoir

Marie-Josèphe Koutouan a toujours été une passionnée de l'hôtellerie qui a démarré son activité à l'espace de coworking : le Colab ! Et aujourd'hui, elle vit de cet amour de l'hospitalité et du savoir recevoir. C'est ce savoir recevoir qu'elle a aimé ressentir à l'espace Colab. Rencontre avec une entrepreneuse pour qui "Akwaba" est bien plus qu'une simple expression.

Pouvez-vous nous raconter votre parcours avant la création de votre agence MJSignature ?

Je suis hôtelière de formation. Après le baccalauréat en Côte d'Ivoire, je suis partie en Angleterre pour étudier en faculté de mathématiques car j'étais très bonne dans cette discipline. Il se trouvait que ce n'était pas ma voie et que le système anglophone était très différent du francophone.

Á côté de mes études, je travaillais dans un grand hôtel dans lequel j'étais standardiste. J'adorais le cadre, l'univers, le côté international ! J'ai poursuivi mes études en hospitality management. C'est allé très vite car j'étais dans la pratique. La passion m'a tout de suite saisie. Après mes études, je travaille à mi-temps dans le même hôtel. Puis, je fais d'autres stages dans d'autres villes. Puis, je suis partie aux États-Unis pour suivre mon fiancé et pour une nouvelle proposition de travail. Quand je rentrais en Côte d'Ivoire pour les vacances, j'étais frustrée de remarquer la qualité de service très basse pour un beau pays hospitalier. « Côte d'Ivoire, terre de l'hospitalité » ce n'est pas une simple phrase. Beaucoup d'hôtels poussent mais la qualité de service offerte au client est de basse qualité et je me suis dite que j'avais des choses à faire.

En Angleterre, des "comme moi" il y en a des tonnes mais ici j'ai décidé d'ouvrir une agence de formation en technique hôtelière. Mais les personnes suivaient le process mais il manquait quelque chose : la finesse. J'ai regardé les formations ici et il n'y avait pas de module de savoir vivre, savoir être, de bonne manières. Je me suis dite qu'il y avait quelque chose à faire, enseigner, coacher, transmettre. J'ai ajouté des modules de savoir vivre, de bonnes manières pour accompagner les particuliers, les enfants et les hôteliers. C'est important pour réussir ses relations sociales plus tard !

« Quand je rentrais en Côte d'Ivoire pour les vacances, j'étais frustrée de remarquer la qualité de service très basse pour un beau pays hospitalier. « Côte d'Ivoire, terre de l'hospitalité » ce n'est pas une simple phrase. »

D'où vous vient votre passion pour le savoir vivre, l'hospitalité et l'art de vivre en général ?

Je ne sais pas du tout. C'est peut-être inné. J'ai grandi avec une mère qui était hôtesse de l'air et qui a étudié en Angleterre. Elle a toujours été attirée par le beau et le bien-être, et est très ouverte d'esprit. L'Angleterre est le pays de l'élégance et par ricochet, des bonnes manières. Il y a forcément de l'effet sur vous. J'ai toujours eu cette passion pour le savoir vivre, l'élégance. Je peux dire que j'arrive à vivre de ce que j'aime.

Vous avez monté une agence spécialisée dans ce domaine. Pouvez-vous nous en dire un peu plus ?

MJ Signature conseille les clients sur les thèmes et tous les détails de leurs évènements, crée des évènements créatifs comme Abidjan Bateau et propose une formation en hôtellerie. Dès que j'ai l'effet wouaouh du client, je suis heureuse ! La nouveauté est l'école des bonnes manières qui va ouvrir probablement en septembre 2017. On y apprend la politesse aux enfants, l'étiquette autour de jeux !

« En Angleterre, des "comme moi" il y en a des tonnes mais ici j'ai décidé d'ouvrir une agence de formation en technique hôtelière. »

Comment se passe la journée type d'une coach en art de vivre ?

Je suis prof à l'école hôtelière de Grand-Bassam. Dès le matin, je regarde mes mails, mes pages sur les réseaux sociaux, je réponds aux sollicitations, donne les instructions à mon assistante, je rencontre les parents de mes étudiants qui ont besoin d'en savoir plus sur le métier, revoir ma checklist liées aux événements et ateliers... Généralement les week-ends, j'accompagne mes clients faire du shopping pour leurs évènements, leur maison (verrerie, linge de maison). J'écris souvent des discours protocolaires, surtout pour des femmes, qui sont invitées à prendre la parole lors de cérémonies. Je les conseille sur la gestuelle, l'habillement, la coiffure et même le parfum car savoir se comporter dans le milieu des affaires est un passeport pour l'avenir.

Sinon je m'occupe de mon enfant ! Et mon chien Rufus dont il faut s'occuper dès le mati. Je consulte mon téléphone en prenant mon café avec mon chien Rufus (rires).

Comment avez-vous connu le Co.Lab ?

J'ai connu le Colab par Amie Kouamé, une amie à moi, qui y organisait un atelier auquel je devais participer en tant que coach. C'est comme ça que j'ai découvert le Colab. J'ai trouvé la formule très intéressante pour moi. Je trouvais que ce lieu pouvait être un bon pied à terre. J'ai tout de suite été prise en charge.

« C'est comme à la maison ! Le Colab réalise que nous sommes des startups et que nous avons besoin d'être présentés sous nos plus beaux vêtements. Ils considèrent nos clients comme leurs clients. Ils mettent la réussite avant tout. »

Qu'en avez-vous pensé ?

Le Colab était aussi un relais pour la vente de nos tickets. C'était comme si on était dans notre entreprise ! On a l'impression que le Colab est ouvert H 24. Derrière, nos clients ne se rendent même pas compte. C'est comme à la maison ! Le Colab réalise que nous sommes des startups et que nous avons besoin d'être présentés sous nos plus beaux vêtements. Ils considèrent nos clients comme leurs clients. Ils mettent la réussite avant tout.

Qu'est-ce qui vous a donné envie d'y travailler et d'y développer vos activités ?

Je voulais un endroit qui faisait professionnel, la localisation, le cadre, le décor, le service, la prise en charge qui est là bas. Surtout le service. D'autres entreprises font de la domiciliation mais l'esprit Colab était différent. J'étais charmée par la disponibilité de Maxime. Et puis, j'aime bien la couleur bleue (rires).

Aujourd'hui vous emménagez dans de nouveaux locaux, que vous a apporté votre passage au Co.Lab ?

Le passage à Colab m'a apporté beaucoup de soutien technique. J'y ai fait de belles rencontres. J'aurais plus dépensé si je n'avais pas eu le Colab. Par exemple, si je devais livrer mes tickets, je n'aurais pas pu. J'aurais manqué de professionnalisme. J'étais bien située dans la rue des Jardins. Le soutien du Colab a été important.

« Le CoLab [...] Ce n'est pas qu'un simple espace de coworking, c'est presqu'un incubateur. »

Quelles y ont été vos plus belles rencontres (pro ou amicales) ?

Maxime pour son hospitalité et son service clientèle, ma collaboration avec Ayana. J'ai eu des clients pour l'évènement Abidjan Bateau qui m'ont contacté par le biais de Colab. On y voit l'importance du réseau. C'est une vraie prise en charge. Ce n'est pas qu'un simple espace de coworking, c'est presqu'un incubateur. Aujourd'hui, je fais cette interview pour ELLE Côte d'Ivoire et c'est grâce au Colab. Il y a toujours un lien même après mon installation dans de nouveaux locaux.