C'est mon histoire : mon ex est un éternel infidèle

Emma, 19 ans tombe sous le charme de Stéphane. Cependant, cet  amour de jeunesse va se transformer en cauchemar pour la jeune fille.

C'est mon histoire : mon ex est un éternel infidèle
Écrit par ELLE.CI
Publié le 21 février 2017 à 09h00

Emma, 19 ans tombe sous le charme de Stéphane. Cependant, cet  amour de jeunesse va se transformer en cauchemar pour la jeune fille.

Stéphane et moi, habitions le même quartier, étions dans le même lycée. Après le bac, mon regard sur Stéphane a changé et lui aussi, je pense. C’est très naturellement que nous sommes tombés amoureux. Stéphane était mon meilleur ami. Malheureusement pour moi, nous n’allions pas à la même fac, de ce fait Stéphane avait de nouvelles fréquentations, un nouveau groupe d’amis qui ne m’était pas très familier, dont Sarah. Elle rendait très souvent visite à mon chéri, qui m’avait expliqué qu’ils formaient un binôme pour les travaux dirigés.

Le début du cauchemar

Comme chaque samedi, j’étais chez Stéphane. J’étais dans sa chambre pendant qu’il prenait sa douche. Alors que je m’apprêtais à déplacer son téléphone, une notification est apparue. C’était un message de Sarah qu’il l’appelait “bébé”. Sans hésiter j’ai consulté l’historique de ses messages avec Sarah. Je suis alors tombée sur une série de sextos et messages dans lesquels il disait ne plus rien éprouver pour moi et être sur le point de me quitter. Je lui en ai parlé. “La base d’une relation, c’est la confiance. Emma, tu viens de me prouver que je ne suis pas en sécurité avec toi, comment peux-tu m’espionner ?” qu’il m’a osé me rétorquer. Je n’en croyais pas mes oreilles, j’étais choquée. C’est en larmes que je suis rentrée chez moi, fermement résolue à ne plus rien savoir de Stéphane.Pourtant deux semaines plus tard, j’étais encore dans ses bras. Je ne pouvais pas résister à l’appel de Stéphane.

Et rebelote!

L’année n’avait pas été de tout repos. Je m’apprêtais à être séparée de mon amoureux qui continuait ses études à l’étranger. Sa maman me murmurait à l’oreille qu’il serait vite de retour pour les vacances et que je devais me montrer forte. Plus les semaines passaient, moins je recevais d’appels et de messages. “Les cours sont éprouvants, j’ai trop de travail, je n’ai pas de crédit téléphonique, la connexion est mauvaise”. Voici les excuses auxquelles j’avais droit. Je m’étais connectée sur Facebook pour passer le temps, j’explorais mon fil d’actualité tranquillement quand j’ai intercepté une photo sur laquelle Stéphane avait été identifié. Il posait avec une jolie fille. La légende la photo disait “Merci d’être dans ma vie, hashtag 7 mois”. Cela faisait exactement 8 mois que mon amoureux vivait à l’étranger pour ses études. Tout devenait plus clair. Pour la deuxième fois je quittais Stéphane qui n’avait pas essayé de me retenir.

Jamais deux sans trois…

Deux mois après notre rupture, j’ai appris avec beaucoup d’indifférence la nouvelle de son retour à Abidjan. Je cherchais à passer à autre chose, non sans difficulté mais j’étais décidée. Le lendemain, il était chez moi. Je mourrais de hurler pourtant, j’ai juste fondu en larmes et l’ai embrassé. Pendant deux semaines, plus rien ne comptait. Il fallait rattraper le temps perdu et Stéphane s’y prenait plutôt bien. Quelques jours plus tard, il est arrivé précipitamment à mon domicile et m’a demandé le contact d’un médecin pour Karel, la copine d’un ami dont je n’avais jamais entendu parler auparavant. Cette dernière souffrait d’une MST. La petite-amie en question attendait en bas. Je la scrutais de la fenêtre, elle semblait gênée. J’ai insisté pour raccompagner Stéphane à sa voiture car je tenais à dire un mot d’encouragement à cette fille.

Une semaine plus tard, je croisais Karel au supermarché et avons entamé une discussion. Pendant la conversation, elle me fait un aveu inattendu : “Stéphane a vraiment de la chance de t’avoir pour meilleure amie, quand je pense que j’étais jalouse, sans toi je ne sais pas comment on aurait fait. C’est vrai Stéphane et moi nous nous aimons beaucoup, mais avoir un enfant juste après un an de relation, je pense que c’est un peu tôt puisqu’il vit à l’étranger maintenant.”. Un coup de fil l’a interrompu sinon cette séance de remerciements m’en aurait appris plus. Karel devait filer. Je la regardais s’éloigner sans pouvoir réagir, j’étais sans voix mais comment pouvais-je être étonnée ?

Ras-le bol

Aucune excuse cette fois-ci. Pas le moindre coup de fil. Ni de sms ou de visites. Cela faisait déjà deux jours depuis la rencontre avec Karel au supermarché et Stéphane n’avait pas donné le moindre signe de vie, alors qu’il voyageait le lendemain. J’avais droit à une explication. Je voulais comprendre pourquoi depuis 5 ans ce garçon me faisait autant de mal, je devais le voir. J’ai trouvé Stéphane en train de ranger ses valises avec sa mère. J’avais besoin de vider mon sac. La mère de Stéphane a su tous les travers de son fils et la souffrance qu’il m’a infligée. Stéphane a repris sa comédie habituelle pour se faire pardonner. Il parlait de dernière chance et de mariage. J’ai cédé à ses supplications.

C’était reparti pour 8 mois de relation à distance. Il comptait se présenter officiellement à mes parents et leur demander ma main. Je l’ai cru, j’ai ravalé ma fierté, je l’aimais, je n’avais connu que lui. Tout s’est brisé quand je suis passée à l’improviste chez ses parents. A mon arrivée, le gardien m’expliquait que ses patrons étaient sortis. Il ajoute : ” Emma tu vas attendre un peu, tout le monde est parti faire la dote de la femme de Stéphane car il se marie la semaine prochaine. Sinon, toi, ça va ? ça fait longtemps…”.  Cinq ans après cette histoire, j’ai du mal à avoir une relation stable et épanouie. J’ai développé un manque de confiance sur lequel je travaille. J’espère pouvoir faire un jour de nouveau confiance.  

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