C’est mon histoire : je vis une relation à distance

Un seul mot d'ordre : patience !

C’est mon histoire : je vis une relation à distance

DR

Ophélie Farissier
Écrit par Ophélie
Publié le 20 mars 2019 à 21h16

Un seul mot d'ordre : patience !

A 15 ans j’ai rencontré un garçon, nous sommes sortis ensemble durant les trois années du lycée. C’était mon premier copain. Après l’obtention du baccalauréat, je décide de m’aventurer de l’autre côté de l’Atlantique, à Montréal au Canada. Je laisse tomber ma zone de confort dont j’avais exploré les moindres recoins en grandissant avec les mêmes personnes. Là je suis seule. 5600 km me sépare de mon passé et aussi de mon copain.

Il aura fallu 4 mois sans lui et sans mes repères

Obligée de me forger une nouvelle carapace, de nouveaux objectifs. L’indépendance se fait ressentir et m’éloigne chaque jour de lui. Certainement frustré de ne pas vivre cette expérience ensemble, il juge beaucoup trop ma vie. Ses réactions à mes stories et mes photos sur Instagram m’agacent. Mais je continue de vivre ma vie de jeune adulte, la distance ne fait que réaffirmer mon envie de liberté, sans lui. Rentrée pour les vacances de Noël, j’ai compris que le lien que nous avions avait disparu, je ne suis plus amoureuse. Un peu triste, je romps avec lui mais je sais que je fais le bon choix. Je me promets une chose, plus de relation à distance, je veux profiter.

1 an de célibat, Montréal est devenu ma maison

Mes amis me manquent un peu, je les invite souvent à venir me rejoindre pour leur faire découvrir ma nouvelle vie. Le Canada est souvent la destination qui fait rêver, on ne va pas mentir. Un jour, un ami du lycée répond positivement à cette invitation, aventurier à ses heures perdues il prend ses billets très vite, pour les vacances de février. 10 jours dans le grand froid, avec le forfait « guide et hébergement ».

Je ne l’avais pas vu depuis le lycée, mais il était toujours très beau, grand, brun avec ses yeux foncés, et un si beau sourire…

Un beau cliché, mais tellement efficace. Nous étions deux ans dans la même classe, mais je le redécouvrais.

Le feeling passe sans arrières pensées, et les visites s’enchaînent tous les jours. Le soir on se retrouve à dormir dans la même chambre, mais pas dans le même lit (je ne suis pas si facile). Lui, il dort très bien par terre.

LIRE AUSSI >>  http://www.elle.ci/Societe/C-est-mon-histoire/Mariage-force-Mon-pere-voulait-me-donner-en-mariage-au-plus-offrant

Mais l’enfer c’est les autres comme on dit, et je vis dans une colocation. On me charie beaucoup avec cet inconnu, ce qui n’apporte que de la gêne. J’avoue, il est charmant et je sens que l’on devient proche mais c’est un peu inattendu. Surtout qu’il repart bientôt, et j’ai dit « plus de relation à distance ».

On décide de passer une journée à un parc animalier, à 100 km de la ville. Des bisons, des biches et des cerfs sont en liberté et il est possible de les nourrir. La journée se passe super bien, nous sommes sur la même longueur d’onde. Nous rentrons le soir à Montréal, et là pour me dire bonne nuit, il m’embrasse. C’était une suite logique et très naturelle. Le lendemain, tout s’accélère. Invités à une soirée, mes colocs et lui passons un agréable moment, un peu arrosé. Fatigués de ces journées de visites, nous rentrons assez tôt, surtout qu’il doit repartir le lendemain. Arrivée à la maison, je mets mon pyjama le plus moche afin de ne pas envoyer de signaux de séduction. Je porte celui que ma belle-mère m’a offert avec un renne sur le haut et son pantalon à carreaux qui va avec, celui que l’on ne porte jamais devant le sexe opposé, soyons claires. Malgré ça, la tension était là et après coup on peut dire que nous n’étions pas si fatigués.

C’est l’heure des aurevoirs

Je l’accompagne à l’aéroport, avec quelques souvenirs bien ancrés de la veille. Il me demande quand est-ce que je rentre. Je suis surprise, je pensais plus que c’était un moment spontanée mais qu’il n’allait pas y avoir de suite. Lui ne s’en cache pas, il veut me revoir. Je suis contente mais je ne le montre pas tellement, je reste vague. On s’embrasse une dernière fois pour se dire aurevoir, et il s’éloigne vers la douane. Un peu triste, et en repensant à ces 10 jours intenses, collés l’un à l’autre on a le même réflexe. On se retourne, nos regards se croisent, et nos yeux ne disent qu’une chose « Je veux te revoir, à bientôt ».

On a commencé une relation segmentée, mais on parlait tout le temps par téléphone. On approfondissait ce que nous avions entamé pendant ces 10 jours. J’ai fini par rentrer durant l’été et on s’est revu. On a même improvisé des vacances à la mer tous les deux pendant une semaine. Notre relation est devenue exclusive par la même occasion même si c’était le seul point où je n’étais pas emballée, j’ai accepté parce que je l’aimais un peu trop bien au final. Nous sommes devenus un couple, à distance.

Comment on fait ? c’est souvent la question posée

Il y a des principes de bases, pourtant les plus simples mais ce sont eux qui ébranlent la relation. On respecte ses engagements ; même si la monogamie n’est pas le fort de l’être humain, c’est lui qui l’a inventé. De ce fait, si on promet fidélité, on ne cède pas à la tentation. Même si ça chatouille en bas.

Si la confiance ancrée entre les deux personnes disparaît, je ne vois plus l’intérêt de continuer cette relation. Il est important de communiquer, et c’est souvent ce qui fait défaut. Si Les hommes viennent de Mars, les femmes viennent de Vénus de John Gray a été un bestseller ce n’est pas par hasard. Comprendre l’autre est essentiel.

Une question qui revient souvent aussi, c’est le sexe. On en parle tout simplement, et surtout sans tabous. Les nudes aident pas mal aussi… et ne font que nous exciter davantage pour les retrouvailles…