C'est mon histoire : j'ai tout plaqué pour aller vivre au Maroc

Un nouveau départ !

C'est mon histoire : j'ai tout plaqué pour aller vivre au Maroc

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Écrit par ELLE.CI
Publié le 08 octobre 2017 à 21h44

Un nouveau départ !

Quitter son pays natal sans rien préparer, sans prévenir son entourage, c’est la décision prise par Adeline il y a quelques mois pour regagner le royaume chérifien. Aujourd'hui installée dans la ville de Casablanca, tout lui sourit. Sa vie prend une tournure plus radieuse.

Elle nous raconte comment elle a tout plaqué du jour au lendemain en Côte d’Ivoire.

Il y a quelques années, j'obtenais ma licence en communication dans un des plus grands établissements de la place. Après quoi, je me mis à la recherche d’un emploi. Pendant deux ans, je parcourus toutes les entreprises en vain. Deux années à la recherche d’un emploi sans obtenir le moindre stage. L’année suivante, j'abandonnais toute idée de travailler dans une entreprise. Je m'inscrivis dans une agence pour hôtesse d'accueil, en plus de cela, je prenais des cours de mannequinat. Je ne gagnais pas assez pour subvenir à mes besoins. Le mannequinat en Côte d’Ivoire ne nourrit pas son homme. Je m'en sortais plutôt pas mal mais je prenais de l'âge et avait besoin d’un projet de vie à long terme. Aînée d'une fratrie de 6 enfants, j’étais sans situation sociale et je commençais à voir de l’inquiétude dans les yeux de mes parents. En Afrique c’est toujours mal vu lorsqu'une femme fille de plus de 25 ans vit toujours sous le couvert de ses géniteurs.

« Je pris la ferme décision de partir définitivement de la Côte d’Ivoire pour tenter une nouvelle expérience. »

La prise de conscience

J’ai décidé que je ne pouvais pas passer ma vie à souffrir. Je sentais un potentiel en moi que je ne pouvais pas laisser mourir. Je devais juste réfléchir et trouver la solution le plus tôt possible. Je commençais la vente de vêtements friperies pour épargner. Au départ, je m’en sortais, j’arrivais à gagner le double de mon investissement. Le ciel s'éclaircissait de nouveau pour moi. Au bout de 5 mois, j’avais épargné une grande somme mais les affaires devenaient moins fructueuses. Je ne recevais plus mon argent à temps, les clientes devenues rares. Je mis fin au commerce et je me mis de nouveau à la quête d’un emploi stable comme mes amies. Encore vaines furent mes recherches. Je pris la ferme décision de partir définitivement de la Côte d’Ivoire pour tenter une nouvelle expérience.

« L’opportunité que j’attendais depuis toutes ces années venait se présenter enfin à moi. »

Le départ pour le Maroc

En juin 2017, j'appris par mon père que j’avais une tante au Maroc qui avait besoin d’un coup de main pour l’aider dans son commerce. Je pris immédiatement contact avec elle. Au bout de quelques semaines d'échanges, elle me demanda de venir la rejoindre. L’opportunité que j’attendais depuis toutes ces années venait se présenter enfin à moi. Je ne me fis pas prier. Je rassemblais mes économies, mes affaires et je partais la rejoindre au Maroc. Elle était heureuse de me retrouver. Deux semaines seulement après mon arrivée, elle me présenta à ses contacts en leur confiant ma quête d’un emploi.

« Une semaine plus tard, je recevais un appel d’un ami de ma tante qui me proposait un entretien d’embauche. »

La chance me sourit

Une semaine plus tard, je recevais un appel d’un ami de ma tante qui me proposait un entretien d’embauche pour le poste d'enseignante de français dans un établissement privé. Je n’y croyais pas vraiment. Je n’avais aucune expérience en ce domaine, je ne pensais pas pouvoir décrocher ce poste. Je décidais néanmoins de m’y rendre pour essayer. Je ne risquais rien de toutes les manières. Le jour J, je me rendis au sein dudit établissement et je passais l'entretien. Je réussis à répondre correctement à toutes les questions et à passer tous les tests. Je repartis chez moi en attendant un éventuel appel.

« Je n’envisage plus le retour en Côte d’Ivoire. Pour des vacances sûrement, mais c’est désormais ici chez moi. Ce pays m’a adopté et m’a tout apporté. »

Une vie épanouie

24 heures seulement passèrent et je reçus un mail d’admission au test. Comment ceci était possible ? Moi la malchanceuse, celle qui n’avait pu obtenir le moindre stage dans mon pays, je venais de décrocher mon premier emploi après deux semaines au Maroc. Dieu venait ainsi de mettre fin à mes peines. Une nouvelle page s’ouvrait dans ma vie. On commençait par une formation de mise à niveau, ensuite je dispensais les cours.  Mes élèves semblaient apprendre facilement à mes côtés et moi je me sentais très épanouie. Ma volonté et ma détermination ont suscité l'admiration de la direction. Je fus d’ailleurs  recommandée à des familles pour des cours particuliers avec des propositions salariales très alléchantes. De zéro boulot, je me retrouve aujourd'hui à concilier plusieurs emplois. Je suis une autre femme, mon départ fut la plus grande décision que j’aie jamais prise dans ma vie. Je n’envisage plus le retour en Côte d’Ivoire. Pour des vacances surement, mais c’est désormais ici chez moi. Ce pays m’a adopté et m’a tout apporté.

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