C’est mon histoire : j’ai décidé de faire un enfant avec un ami

Décision difficile !

C’est mon histoire : j’ai décidé de faire un enfant avec un ami

je fais un enfant avec un ami

Écrit par ELLE.CI
Publié le 31 août 2018 à 13h39

Décision difficile !

Denise a décidé de ne plus attendre pour fonder la famille dont elle rêve. Son enfant, elle l’aura avec ou sans prince charmant.

Je vais essuyer des remontrances, des critiques, mais cent fois moins pire que les choses qui pourraient m’être dites s’ils savaient la réalité.

Quand la vie te jette des citrons, tu fais une limonade. Cette pensée populaire résume parfaitement ce que je m’apprête à faire. Mais, j’avoue que c’est beaucoup plus facile de faire ce choix quand on est la seule à le savoir. Je vais essuyer des remontrances, des critiques, mais cent fois moins pire que les choses qui pourraient m’être dites s’ils savaient la réalité. Lui et moi savons et aucun de nous ne parlera jamais donc ça va. En plus, la version officielle est plausible et monnaie courante. Alors, ils la croiront tous et moi,  j’aurai la paix. Il me reste encore 2 mois pour arranger, peaufiner les détails. Après, il sera trop tard. Cela se verra trop que j’attends un enfant.

Le plan

Je ne suis pas la première à vivre une grossesse. Mais n’empêche mon cas est un peu différent. J’ai décidé avec un ami de faire un enfant. Marre d’attendre un hypothétique prince charmant qui semble bien avoir oublié le chemin jusqu’à moi. J’ai 35 ans et aucune relation amoureuse stable. Je n’en veux plus à ces hommes qui sont passés, qui ont profité sans jamais rester. J’ai fait la paix avec les héros comme avec les zéros. Mon choix ne plaira pas à mes parents, voilà pourquoi ils n’en sauront rien. Steve et moi avons bien planifié notre coup. On se fréquente depuis maintenant un an. On a prévu de rompre  deux mois après la naissance du bébé.

J’ai eu beaucoup de chance, l’insémination a marché la première fois.

Parce que Steve le fait surtout pour moi et que je ne veux pas lui imposer mon choix. Je trouve déjà que me faire un don de gamètes est énorme, mais il a été bien clair sur le fait que nous n’allions pas être un couple. Néanmoins, il lui donnera son nom et sera présent pour les grands moments pour lui/elle. J’ai eu beaucoup de chance, l’insémination a marché la première fois. Depuis, j’attends que les trois premiers mois passent pour l’annoncer à ma mère. Oh maman. J’anticipe ses larmes, ses cris, sa déception. Elle est bien capable de me renier. Mon père ne dira rien pendant un certain temps, mais fera les 100 pas devant la maternité.

Que va dire maman ?

Mes parents sont les êtres les plus mal assortis du monde. Je ne me demande parfois comme ils ont fait pour tenir toutes années. Je suis d’accord que dans un couple, les personnes se complètent, mais dans leur cas il ne s’agit de combler certains aspects de l’autre, il s’agit de faire fonctionner deux entités parallèles. Ma mère est toute en émotion et en couleurs. Je tiens tout d’elle. Pour que vous vous fassiez une idée du personnage, il faut savoir qu’elle parle depuis 10 ans par personne interposée à sa petite sœur parce qu’elle n’a pas pu assister aux funérailles de leur mère. Pour ma mère, elle aurait été là si elle avait voulu être présente. Mon père est un artiste, la tête toujours les nuages, qui trouve toujours du bon en chacun.

Et si il/elle me détestait pour … tout ça !

Alors que mon état est confirmé par une prise de sang, je continue de faire chaque deux ou trois jours des tests de grossesse. En même temps que j’ai hâte que mon cercle le sache pour que je puisse vivre pleinement cette aventure, je suis parfois prise d’un doute. Et si ? Et si il/elle me détestait pour … tout ça ! Mais ces moments de doutes ne durent jamais bien longtemps parce que je sais que j’ai de l’amour à revendre et  qu’il/elle sera comblé. Dans un schéma classique, ça aurait été bien évidement plus simple de faire face à ce défi. Mais qui sait si dans 5 ans, 10 ans, nous ne serons pas trois ou même quatre. Pour l’instant, la vie à 2 avec ce bébé qui grandit me comblera. J’en suis sûre.

La seule question à laquelle je n’ai pas encore répondu est celle de la version que je lui donnerais  à ce petit être qui posera sûrement des questions qui dérangent, des questions dont on se passerait bien. Je ne veux pas qu’il/elle me voit comme une égoïste quand ça ira mal et me rejette. Je n’ai pas non plus envie qu’il/elle s’imagine avoir été abandonné.ée par son père, qu’il/elle aurait été la cause de notre séparation. Je sais que pour que notre relation soit sincère, je devrais lui dire la vérité. Je prie chaque soir qu’il comprenne que je l’aimais avant de le/la connaitre, que je l’aime et que je l’aimerais toujours.

 

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