C'est mon histoire : Je suis sortie avec mon boss

Une relation pas comme les autres

C'est mon histoire : Je suis sortie avec mon boss

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Écrit par ELLE.CI
Publié le 29 mars 2017 à 12h45

Une relation pas comme les autres

Ce nouvel emploi, était du pain béni pour Sandra. Dans sa vie, il ne manquait plus qu’un chéri. Ironie du sort, Armel son patron, tombe sous son charme et c’est le début d’une histoire d’amour palpitante.

Armel était mon patron. Je l’ai rencontré pour la première fois à l’occasion de mon quatrième entretien à la banque. Il n’avait été ni antipathique, ni sympathique. Cet entretien s’était plutôt bien passé, la preuve, j’avais été embauchée. Enfin, j’occupais le poste que je voulais, j’avais le salaire que je souhaitais, en somme tout se passait bien. La seule case vide de ma vie était celle de l’amour. De nature optimiste, j’étais sûre que cela ne saurait tarder.

Je ne l’avais pas vu venir

À mon arrivée ce matin-là, Clarisse la réceptionniste me fit savoir que j’étais attendue au bureau du DG. C’est avec mille questions en tête que j’entrais dans le bureau d’Armel.  « Bonjour Sandra, j’espère que vous allez bien. J’aurais besoin que vous vous rendiez disponible sur les deux semaines à venir. Nous devons répondre à un appel d’offre de l’état, Marius étant malade, c’est sur vous que je fonde mes espoirs pour nous décrocher ce contrat. ». Quel challenge ! J’étais aussi excitée qu’effrayée. Cela ne faisait que trois mois que j’étais embauchée, Marius mon supérieur était hospitalisé depuis une dizaine de jours. J’étais bien décidée à relever ce défi. Après des nuits blanches chez moi et même au bureau, je présentais à Armel le projet à défendre pour remporter cet appel d’offre. À la fin de mon exposé, sans grande émotion, il m’annonçait que nous irions ensemble à Bassam le week-end, c’est là-bas que je devais présenter mon travail au client.

« Félicitations Sandra, la banque a fait une bonne affaire en vous recrutant. » me dit Armel avec un sourire que je voyais pour la première fois. « Ce soir, nous sommes conviés à un dîner, tenez-vous prête pour 20h. » poursuivit-il. La soirée avait été belle, le repas, le spectacle et toutes les félicitations que je recevais y contribuèrent fortement.

Et voilà qu’au moment de rentrer à l’hôtel, mon directeur proposa d’aller en boîte de nuit. Pour rien au monde je n’allais rater cela. Il savait danser, il était drôle et sympathique. Je n’arrive toujours pas à me souvenir comment, mais un premier baiser arriva, puis un second et un troisième. Des caresses, des mots doux… Très vite, Armel se reprit, s’excusa et regagna sa chambre.

Un vrai jeu d’acteurs

Á la réunion du conseil, c’est sans le moindre malaise que mon supérieur annonçait le triomphe de la banque, grâce à notre présentation. Marius était revenu, et je n’avais revu Armel que trois fois depuis le voyage, mais désormais j’avais droit à un sourire chaleureux. La quatrième fois, il m’invita spontanément à bruncher le week-end. Ce fut un moment agréable et s’en suivirent une multitude du genre. Nous étions dès lors en couple. Au travail, j’avais droit à mon patron et notre relation n’avait rien changé à son attitude si professionnelle. Je crois d’ailleurs que c’est ce qui m’a toujours fascinée chez lui. Et comme si c’était contagieux, moi, qui d’habitude si démonstrative et expressive en amour, je parvenais à ne rien laisser transparaître. Quand nous étions à deux, j’avais droit à mon amoureux. Aimant et affectueux, il me montrait par de nombreuses attentions, tout l’amour qu’il avait pour moi. Nous ne sortions presque jamais en public, sauf dans le travail. Cela faisait 8 mois et personne ne se doutait de rien.

L’effet d’une bombe…

Ce n’était pas possible, pas lui… Marius, mon responsable avait détourné une dizaine de millions pendant des mois durant. L’audit venait confirmer les soupçons d’un éventuel détournement lors de la dernière réunion de conseil. D’ailleurs Marius, était devenu quelque peu distant et froid. Pour moi, il s’était peut-être aperçu de ma relation avec Armel, à qui j’avais part de mes inquiétudes. Le tribunal avait saisi et jugé l’affaire, mon supérieur se trouvait désormais derrière les barreaux.

Toute la banque en était complètement abasourdie, et comme si ce n’était pas assez, je recevais une notification m’annonçant que je devais assurer l’intérim. Le temps que quelqu’un soit affecté à ce poste, je devais en assurer les responsabilités et j’avais le droit de postuler. La nouvelle n’avait pas été applaudie par tout le monde. Qu’importe ce que vous faites, il y’ aura toujours des gens à qui vous ne plairez pas. Mériter cette promotion, c’est ce qu’il me fallait prouver.

Malheureusement ma santé me lâchait à un moment aussi crucial, je multipliais les absences, je manquais d’énergie. Au mieux, je travaillais de la maison et cela commençait à être embêtant. Au bout de trois mois, j’avais retrouvé la forme avec quelques kilos en plus.

Comme d’habitude, je donnais mon sang le 1er samedi du mois. Il fallait au préalable me soumettre à un petit contrôle avant de passer à l’étape du don. « Pas aujourd’hui Sandra, on ne prendra pas ton sang. Parce que ton bébé en aura grand besoin. » J’avais à peine eu le temps de réagir, que Gloria l’infirmière me serrait dans ses bras en guise de félicitations.

Mes sentiments étaient mitigés. Bien sûr que j’étais heureuse, j’attendais un enfant d’un homme qui m’aimait et que j’aimais en retour, sauf que cet homme était mon patron.

Alors que je prenais mon téléphone pour demander à Armel de passer chez moi à l’instant, je recevais un coup de fil de lui. Il était passé me faire une surprise, mais l’employé de maison lui avait dit que j’étais sortie, Monsieur avait oublié que je devais donner mon sang.

Mon cœur battait comme jamais, comment allait-il le prendre ? Armel, un genou, un boitier en main, me demanda d’une voix fébrile que je ne lui connaissais pas : « Veux-tu m’épouser Sandra ». Je ne pouvais plus attendre, c’était plus fort que moi…

« Tu veux une fille ou un garçon ? »  Ai-je répondu. Il se mit à pleurer, à m’embrasser et me remerciait de faire de lui l’homme le plus heureux du monde. Notre bonheur était parfait.

Mon mari, mon patron ?

Je regardais mon alliance, comme si je ne réalisais toujours pas. En effet, les choses étaient allées si vite, l’annonce de nos fiançailles, le mariage… Mais les petits coups de Lola dans mon ventre me ramenèrent rapidement et quelque peu brutalement de mes pensées lointaines. Au même moment, Cécile, mon assistante venait me faire signer des papiers. Que serais-je sans elle ? Presqu’à terme, je n’étais plus capable de grand-chose dans cette agence.

Eh oui, je dirigeais désormais ma propre agence de communication. Armel m’avait aidé à la monter, quelques semaines après que j’aie démissionné de la banque. Je ne pouvais pas y travailler plus longtemps. Non seulement, il se serait fait taper sur les doigts à cause de notre relation. Mais surtout, je commençais à saturer. Entreprendre a toujours été un rêve que notre amour, me donnait enfin l’occasion de concrétiser.

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