C'est mon histoire : J’aime deux hommes à la fois

Entre deux feux...

C'est mon histoire : J’aime deux hommes à la fois

©Dailymail.co.uk

Mouasso Angui
Écrit par Mouasso Angui
Publié le 13 avril 2017 à 12h55

Entre deux feux...

Natacha filait le parfait amour avec Marc. Depuis 2 ans, il la rendait heureuse et la couvrait d'attentions. Aucun n'était à la hauteur de son âme-sœur jusqu'à ce qu’Antoine apparaisse dans sa vie. Tel était le dilemme de Natacha qui ne s'était jamais imaginée aimer deux hommes à la fois.

La rencontre

C'est au supermarché que j'avais rencontré cet homme merveilleux. Ma maladresse m'avait fait remarquer une fois de plus, j'avais renversé tout un lot de biscuits. Alors que j'étais au summum de l'embarras, il s'est approché de moi plié de rire en disant « en voilà une bien plus maladroite que moi ! ». J'ai rigolé à mon tour et le courant est tout de suite passé. Nous nous sommes revus à plusieurs reprises après ce jour-là et au bout de trois mois, nous étions ensemble, en couple.

Le parfait amour

Deux ans maintenant que nous filions le parfait amour. Comme tous les couples, nous avions nos petites mésententes, mais Marc qui ne supportait pas la distance trouvait toujours le moyen de nous réconcilier. Certes la perfection n'est pas de ce monde, mais il n'en était pas loin. Il était si bien, irréprochable qu'il me semblait parfois ne pas le mériter. Moi j'étais jalouse, à l'excès parfois. Très peu démonstrative, quasi négligée, Marc était tout l'opposé de moi. Que me trouvait-il ? Notre entourage se posait la question et moi aussi d'ailleurs. Lors d'une de mes crises d'hystérie, je lui avais balancé cela au visage : « je ne sais vraiment pas ce que tu me trouves, de toutes façons je sais qu'un jour tu partiras. » Dans un élan de tendresse, dont lui seul avait le secret, Marc m'avait prise dans ses bras, et entre plusieurs bisous, il m'avait murmuré à l'oreille : « Aucun mot ne conviendrait à ce que je te trouve et qu'importe, je sais une chose, c'est que je désire passer le restant de ma vie avec toi. Natacha veux-tu m'épouser ? ». C'est dans cette étrange atmosphère, entre colère et sourires que Marc avait passé à mon doigt ma magnifique bague de fiançailles. La date était fixée, dans 5 mois, nous allions nous marier.

Encore une rencontre

J'étais plus radieuse que jamais. J'avais commencé à soigner mon apparence et du coup j'avais davantage confiance en moi. Mon amie Marietou avait raison, les gens me remarquaient plus dans la rue. Et bien sûr les hommes m'abordaient davantage. Était-ce l’effet de ma bague ?

Trois fois par semaine désormais, je faisais de la natation. Je voulais parfaitement dessiner ma silhouette pour être éblouissante le jour du mariage, même s'il me répétait que je n'en avais pas besoin. Je lui avais d'ailleurs proposé de m'accompagner, mais non, le sport ne l'intéressait pas. Un soir, alors que j'attendais qu'il vienne me récupérer, j'ai reçu un message de mon chéri s'excusant de ne pouvoir venir en raison d'une réunion qui s'éternisait. Ce n'était pas la fin du monde, j'allais prendre un taxi quand une voiture vint stationner devant moi. Un homme grand descendit. « Antoine ! », « Natacha ! » et nous nous prenions dans les bras. Antoine avait été mon grand amour de jeunesse. Il avait dû partir à l'étranger continuer ses études. La France lui avait plu et une française aussi. Je m'étais résignée à l'oublier quand j'avais appris qu'il s'était marié et était papa de deux enfants. Pourtant, cela faisait quelques semaines qu'il était rentré. Divorcé, il était en train de se réinstaller.

Lorsque je suis enfin rentrée à la maison, Marc m'attendait, inquiet. Ne sachant pas quoi lui dire, j’ai inventé un sombre mensonge sur Marietou et moi qui avions croisé d'autres copines et que je ne m'étais pas rendu compte de l'heure. Il m'a embrassé et nous avons dîné. C'était la première fois que je lui mentais.

Double jeu

Entre deux courses, je trouvais le moyen de voir Antoine et au fur à mesure de nos rencontres, je m’étais rendue compte que je n’avais jamais cessé de l’aimer. Comment était-ce possible ? Il m’avait fait tant de mal… Marc me faisait tant de bien et moi je lui mentais  de plus en plus. J’en devenais insomniaque, je n’arrivais plus à le regarder dans les yeux, j’avais du mal à répondre à ses « je t’aime » et j’étais devenu l’ombre de moi-même. Et le pire dans tout ça, c’est qu’Antoine ne cherchait en rien à me reconquérir. Il en avait eu sa dose avec son mariage raté et avait fait un trait sur l’amour. J’aimais un homme qui ne m’aimait plus et pour autant je n’avais pas cessé d’aimer celui qui partageait ma vie depuis deux ans.

Le lendemain je prenais Marc pour époux devant nos familles même si j’éprouvais pour Antoine des sentiments plus forts.

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