C’est mon histoire : Il m’a fait perdre mon temps

Libre d'avancer.

C’est mon histoire : Il m’a fait perdre mon temps
Écrit par ELLE.CI
Publié le 09 janvier 2018 à 11h24

Libre d'avancer.

Quand Guylaine a rencontré Yves, elle a cru qu’il serait l’homme de sa vie. Mais après quelques mois de relation, ils stagnaient et face au mur dressé devant elle, elle a décidé de partir. Elle nous raconte cet épisode douloureux qui lui a permis de grandir.

 

« Brillant, causeur, charmant, je me demandais ce que ma copine pouvait lui reprocher. »

La rencontre

J’ai rencontré Yves lors d’un after-work improvisé. J’allais rejoindre une amie et lui servir de chaperon parce qu’elle ne voulait pas se retrouver entre 4 yeux avec lui. J’y allais de mauvaise volonté. Ça avait été une semaine difficile au bureau et j’aurai aimé dormir. Mais elle était toujours là pour moi, alors j’ai enfilé un joli chemisier, mis un jean et une paire de talons pour créer l’illusion. Yves m’a tout de suite tapé dans l’œil. Brillant, causeur, charmant, je me demandais ce que ma copine pouvait lui reprocher. J’ai passé une bonne soirée mais je suis rentrée chez moi mitigée.

 

« Un coup monté pour me faire rencontrer Yves parce qu’elle savait que si elle l’avait annoncé tout de go, je n’y serais pas allé »

 

Youpi, il était libre !

Le lendemain, mon amie m’a annoncé qu’il s’agissait en réalité d’un coup monté pour me faire rencontrer Yves. Elle savait que si elle l’avait annoncé tout de go, je n’y serais pas allé. J’étais célibataire et bien comme ça. Merci mon Dieu ! C’est exactement la pensée qui a traversé mon esprit à ses mots. J’en avais plus qu’assez des hommes et de leurs baratins. Je ne leur accordais aucun crédit. Je n’ai jamais été aussi heureuse qu’à cet instant et je lui ai alors avoué qu’il me plaisait bien et que je le reverrais volontiers avec plaisir s'il le voulait.

 

« Yves était parfait »

Nous nous sommes revus de nombreuses fois et chaque rencontre ne faisait que confirmer ce que je ressentais. Il existait encore des hommes galants, prévenants, attentionnés. Yves était parfait pour moi. Je n’hésitais pas à l’introduire à mon cercle d’amis. Je le présentais à tout le monde. J’en étais fière. Yves avait de grandes idées qu’il partageait avec énormément de passion. Yves me stimulait et m’intimidait aussi. Yves me poussait à être une meilleure version de moi-même: c’était nouveau après toutes ces relations où j’avais passé mon temps à donner, enfin je recevais.

 

Une vie à part

Cela faisait maintenant 6 mois que nous nous voyions sans mettre d’étiquette sur ce que nous vivions. J’étais sûre de mes sentiments à son égard mais je commençais à douter de lui. Jamais il ne m’avait présenté à ses amis, sa famille. Pourtant il en parlait tout le temps. Je savais tout d'eux sans les avoir jamais rencontré. J’avais connu l’endroit où il vivait un peu par contrainte. Me cachait-il ? Avait-il honte de moi ? J’insistais pour être de ses programmes mais rien n’y faisait. Il y avait tout ce qu’on vivait ensemble qui était génial et il y avait sa vie avec les autres. 

 

« Il ne voulait pas être en couple. »

Cette « séparation » a engendré un malaise qui a fini par éclater. Lasse d’insister, d’être celle qui poursuit, je lui ai demandé de but en blanc ce que « nous » représentions pour lui. Il m’a répondu qu’il ne savait pas ce qu’il voulait mais qu’il savait ce qu’il ne voulait pas.  Il ne voulait pas être en couple. Ça m’a fait l’effet d’un choc. Qu’est-ce que c’était donc pour lui tous ces mois passés à nous connaitre ? A nous fréquenter ? Je n’ai rien répondu. Je suis partie. Un pur gâchis !

 

« Quand je suis partie, j’aurai aimé qu’il prenne conscience de la perle que je suis. Hélas ! Il n’a pas bougé. »

Autour de moi, on me demande parfois si je le déteste. Honnêtement, au début je l’ai haï. Plus maintenant parce que j’ai compris : compris que j’avais toujours su que c’était pour une saison, compris qu’on ne peut pas forcer l’affectation et ce sont des leçons pour la vie. Quand je suis partie, j’aurai aimé qu’il prenne conscience de la perle que je suis. Hélas ! Il n’a pas bougé. Nada. Il s’est contenté de me regarder m’éloigner. Cette histoire n’a pas redoré le blason des hommes chez moi. Je mets une pause à cette course. Désormais, je me concentre sur moi et ce que l’avenir me réserve. D’ici 2 ans, j’en rirais alors tout va bien.

 

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