C'est mon histoire - Il a voulu me faire du chantage avec notre enfant

Ça suffit ! 

C'est mon histoire - Il a voulu me faire du chantage avec notre enfant
Écrit par ELLE.CI
Publié le 19 janvier 2019 à 15h50

Ça suffit ! 

« Paulin a très vite été tout mon monde. »

Avec Paulin, les choses sont allées vite. Mais quand vous rencontrez quelqu’un qui vous correspond vraiment, il y a des hésitations qui disparaissent. Première erreur. J’avais fait l’impasse sur certaines qualités indispensables pour moi parce qu’il me faisait rire et que le temps à ses côtés s’écoulait trop vite. Paulin a très vite été tout mon monde. Je le voyais très souvent, parfois au mépris de mes propres relations sociales, de ma famille. Deuxième erreur. Ma vie tournait autour tellement autour de lui que j’ai refusé une bourse pour l’étranger pour rester à Abidjan pour ces beaux yeux.

Perdue

Beaucoup de mes amies me disaient que j’avais changé et que je perdais de vue mes objectifs. Elles me répétaient tout ce que je n’avais pas envie d’entendre. « Et ton mémoire? Ce n’est pas en trainant en soirée que tu vas le finir ? » « Je ne te prête plus rien si c’est pour le gaspiller pour lui ». Il est vrai que je négligeais les cours alors que Paulin était déjà dans la vie active. J’étais happée par son aura. Je ne dirais pas qu’il était une mauvaise influence, c’est moi qui agissais avec beaucoup de non-sens. Une attitude qui avait fini par faire le vide autour de moi. Je ne voyais plus grand monde si ce n’était les amis qu’on avait en commun. Mais à cette époque, il suffisait à mon bonheur.

« Il était content d’être père. Il était même plus enthousiasme que moi. »

Puis, je suis tombée enceinte. Ce qui tombait plutôt mal puisque je reprenais, sans grande surprise, ma dernière année de Master. J’ai eu très peur puis je lui ai finalement dit. Il m’a bien fallu trois semaines pour trouver le courage de lui annoncer la nouvelle. Il a réagi de la plus façon la plus adorable qui soit. Il a crié de joie et semblait vraiment heureux. Il était content d’être père. Il était même plus enthousiasme que moi. Après, il a fallu l’annoncer à nos parents. Il a été à mes côtés.  Pouvait-on rêver mieux ?

Opposition

Cette naissance bien que catastrophique parce que j’avais dû faire une césarienne en urgence, m’a remis sur les rails. Tout d’un côté, j’ai senti l’urgence de terminer mes études et de me faire une situation. Pour ma fille, il le fallait. J’ai donc supplié mes parents d’engager une nounou et me suis mise à étudier d’arrache-pied. Sauf que Paulin avait imaginé qu’une fois notre enfant né, je resterais à la maison à m’occuper de lui. C’est donc naturellement qu’au lieu de me soutenir, il a commencé à me reprocher d’être une mauvaise mère. Moi ? Qui me battait pour ma fille ? Je n’ai pas supporté cette attitude négative, je lui ai demandé de l’espace.

Jaloux ?

Espace qu’il ne m’a d’ailleurs jamais vraiment accordé. Il était encore très présent soit disant. Le prétexte tout trouvé était qu’il était là pour sa fille. Mais j’avais vraiment de plus en plus l’impression qu’il voulait seulement me surveiller. Mais je n’ai rien dit. Dans un climat pas forcément propice, j’ai tout de même réussi à présenter mon mémoire. Je me suis mise en recherche d’un stage. Alors que lui-même travaillait déjà, ça l’a fait enragé. Comme si mon succès ne lui plaisait pas. J’ai appris qu’il disait partout que j’étais une mauvaise mère.  Pourtant, il était incapable de s’occuper seul de sa fille. Un jour, il est venu à la maison et me la réclamer pour le week-end. Tout le week-end, un bébé de 6 mois ? J’ai compris qu’on allait avoir un problème.

 

« J’avais 25 ans et n’avais pas d’emploi mais je devais tenir ferme »

Bien sûr sa famille s’est mise de son côté et ça été le début de l’acharnement. C’était des appels du matin au soir, des messages, des visites impromptues parfois très tôt le matin ou trop tard le soir. Il leur avait donné comme mot d’ordre de me rendre folle ou quoi ? Et moi qui tentait de faire plaisir à tout le monde parce que c’était leur petite fille, nièce, fille après tout. Ma mère me regardait me débattre sans rien dire jusqu’au jour elle a dit une chose qui a résonné en moi : si tu te laisses faire aujourd’hui, tu te laisseras faire toujours. Il faut leur poser tes limites maintenant. J’avais 25 ans et je n’avais pas d’emploi, mais j’ai compris que je devais tenir ferme.

Poser les bases

J’ai rencontré son papa en tête pour qu’on rediscute des bases qui avaient été ratées. Il m’a dit qu’il espérait toujours que je revienne avec lui. Je lui ai avoué que pour l’instant j’étais plus concentrée à me faire une place au soleil mais que seul l’avenir nous le dirait. Je lui ai aussi dit que si c’était ça son objectif, il s’y prenait vraiment mal parce que j’vais plus envie de fuir qu’autre chose en ce moment. Il était peiné et j’ai compris qu’il exprimait maladroitement son amour. Cette discussion à cœur ouvert entre nous a marqué un réel nouveau départ et nous allons mieux en tant que parents avons trouvé notre harmonie.

 

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