C'est mon histoire : Célibataire depuis 10 ans, et je le vis bien !

My best life

C'est mon histoire : Célibataire depuis 10 ans, et je le vis bien !

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Écrit par ELLE.CI
Publié le 25 juin 2019 à 16h44

My best life

Mon célibat a commencé un peu par hasard… Après ma rupture d’avec Lamine, mon premier amour, avec lequel j’étais restée 7 ans, j’ai décidé de faire une pause. Panser mes blessures, découvrir qui j’étais vraiment. Nous étions si fusionnels, mais si jeunes aussi ! Je l’ai quitté et pris un appartement toute seule. Une année est passée, puis deux, puis cinq… Dix ans déjà !

La vie continue

Rassurez-vous ! Je ne suis pas devenue nonne entre temps… En dix ans, il y a eu de longues périodes sans relation amoureuse, mais aussi de belles rencontres, quelques escapades coquines, et des histoires qui ressemblaient presque à une amorce de relation. Mais rien qui justifie pour moi de me remettre en couple, ni de présenter cette personne à mon entourage…

Mes tantes pensent que je suis devenue trop difficile et que je dois accepter que l’homme parfait n’existe pas. A chaque mariage, elles me glissent d’un air entendu : « Tu es la prochaine ! ». Certaines se proposent de m’accompagner chez tel marabout réputé, tel pasteur, ou dans tel village pour un rituel de purification, censé éloigner à jamais le spectre du célibat de ma vie.

Ma grand-mère se lamente à chacun de ses anniversaires, me couvrant de bénédictions afin que je trouve l’âme sœur. « Je veux laver ton bébé avant de mourir ! soupire-t-elle.

Mes parents s’imaginent que je vis dans la nostalgie de ma relation avec Lamine et que je ne me suis jamais remise de la rupture.

Mes collègues jugent que mes standards sur les hommes sont trop élevés.

Mes amies spéculent, m’accusant en riant d’être cachottière et d’avoir une relation sérieuse en secret. Tous ont un avis sur la question et me plaignent, ouvertement ou en secret.

Plus heureuse seule ?

S’ils savaient ! Je n’ai jamais été aussi heureuse que depuis que je suis seule. J’ai trouvé mon équilibre. Une sérénité que certaines de mes amies mariées n’ont pas. Pourtant, il ne viendrait jamais à l'idée de quelqu'un d'écrire "Je suis mariée depuis 10 ans et je le vis bien !», tant nos sociétés traditionnelles associent mariage et bonheur.

Je suis libre d’aller et venir à ma guise, sans compte à rendre à qui que ce soit. Les soirées Netflix, confortablement lovée dans mon canapé, avec un verre de rosé et une assiette de choucouya… seule ou accompagnée. Les virées en boîte, que je prolonge ou écourte au gré de mon état de fatigue ou du talent du DJ. Les voyages improvisés, les week-ends à Assinie, le hasard des rencontres. Libre d’être séduisante, séduite, de dire « oui » ou « non », de changer d’avis.

Est-ce que le célibat me pèse, parfois ? Oui, cela arrive. Parfois, le soir en rentrant après une journée particulièrement éprouvante au bureau, j’aimerais pouvoir me confier à un partenaire qui m’aime, me comprenne et partage mes projets. Avoir une épaule sur laquelle pleurer, ou un compagnon avec qui célébrer les succès.

Côté carrière ?

Ma carrière florissante n’est pas la raison de mon célibat. Certains pensent que j’ai privilégié mes études et mon travail, au détriment de ma vie amoureuse. Il n’y a rien de plus faux. Le fait d’être célibataire a eu quelques avantages, car j’ai pu postuler pour des emplois dans certaines zones difficiles, où ma société n’aurait pas envoyé des familles. Après quelques postes en expatriation, j’ai rapidement fait mes preuves et gravi les échelons.

Le fait d’être indépendante financièrement, avec peu de charges finalement, me permet une vie confortable. J’épargne, pour les jours pluvieux. Et pour le cas où la vie m’enverrait un jour conjoint et enfants à gâter. Mais je me fais plaisir, car j’ai compris que le bonheur n’attend pas. Et si ledit conjoint n’arrivait jamais dans ma vie ? Je ne vais pas rester chez moi à me morfondre !

Alors, quand mes amis ne sont pas disponibles pour aller dîner au restaurant, ou pour voyager à l’autre bout du monde, j’y vais seule, soutenant les regards d’incompréhension ou de commisération. Certaines femmes m’évitent, de peur que mon célibat ne soit contagieux, ou pire, que je ne leur chipe leur amoureux. Et moi, je souris, confiante. Quand mon prince Charmant viendra, il me trouvera prête, épanouie, cultivée, (bien nourrie !), prête à refaire le tour du monde avec lui. Et s’il ne vient jamais… eh bien ! Tant pis pour lui

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