C'est mon histoire : 30 ans, célibataire et je le vis bien

Ce n’est pas la fin du monde !

C'est mon histoire : 30 ans, célibataire et je le vis bien

© DR

Écrit par ELLE.CI
Publié le 27 juin 2017 à 09h55

Ce n’est pas la fin du monde !

Je me prénomme Tanika, jeune abidjanaise qui trace son petit bonhomme de chemin dans le monde culinaire. Je suis belle, je suis confiante et fière de mon physique que l’on qualifie de généreux, du fait de mes courbes résolument voluptueuses. Depuis peu, tout semble aller pour le mieux dans ma vie ; épanouissement professionnel, opportunités, paix intérieure. Mais voilà, malgré mon physique, les qualités que tout le monde me trouve et ma situation je suis toujours célibataire… à 30 ans !

Mon premier amour

Ma première histoire d’amour a commencé à l’aube de ma vie d’étudiante. J’avais été fraîchement admise au baccalauréat, et j’étais sortie avec un diplôme d’honneur ! Je faisais la fierté de tous mes professeurs au groupe scolaire La Farandole. Pour célébrer cela, mes parents ont décidé de m'organiser une grande fête ! Il fallait plusieurs mains afin d'assurer la réussite de cet évènement, en plus de mes tantes, maman voulait quelqu’un qui s’y connaissait vraiment en pâtisserie. J’ai tout de suite pensé à mon amie Alya qui était un véritable cordon bleu, elle rêvait tout comme moi d’évoluer dans le monde culinaire. Pendant les vacances, elle tenait un petit commerce d’alloco afin d’avoir de l’argent de poche. On s’y était donné rendez-vous pour réfléchir ensemble à ce qu’on pourrait proposer comme douceurs à nos convives. En y débarquant, je découvris toute une bande attifée devant le stand d’Alya. Cela n’avait rien de surprenant, car Alya ayant une réputation de cordon bleu. Ce qui me semlait inhabituel, c’était ce beau garçon. j’en ai eu des étincelles tout de suite. Il s’appelait Memel. S’en est suivi un petit jeu de cache à cache dont les adolescents ont le secret. C’était la première fois qu’un garçon me faisait cet effet et lui semblait être intéressé par moi. Je l’ai invité à ma fête, et c’est comme ça que les choses ont commencé. Nous sommes sortis ensemble pendant 10 ans, d’Abidjan à Montréal, nous nous sommes retrouvés pour nos études avant de revenir dans notre ville, Babi la belle pour vivre nos différents projets. Malheureusement, il n’y a pas eu de happy ending, Memel m’a abandonné dans une situation qui frisait le ridicule pour quelqu’un avec qui j’ai vécu 10 ans… Á la fin, il s’est retrouvé casé, avec une autre femme et des enfants !

Moi

Après ma séparation d’avec Memel, j’ai décidé de faire du rangement dans ma vie, car quelques mois après notre rupture, j’ai perdu mes parents, et toute seule,  ça a été vraiment  dur de remonter la pente, j’avais besoin de lui à mes côtés, qu’il me soutienne sincèrement même si nous n’avions plus rien à faire ensembles, pour tout ce qu’on avait vécu, pour tout ce que mes parents ont fait pour lui. Mes parents étaient les siens, sa famille était toujours la mienne. Mais lui, il avait brillé par son absence. Autant il pouvait s’excuser pour cela autant je n’en avais cure. Je n’en faisais plus de fixette. J’avais quitté mon job en tant que commercial dans une compagnie d’assurance pour réaliser le projet de mes rêves : avoir mon propre restaurant. Les débuts ont été éprouvants, j’ai souvent dû fermer à cause de mes problèmes de santé ou d’autres imprévus. J’ai enduré beaucoup. Orpheline de tout appui mais au bout du tunnel, il y avait de la lumière…Je le savais. J’ai eu des opportunités professionnelles qui correspondaient vraiment à mon profil. J’ai toujours été faite pour diriger en cuisine. Du coup, je me suis vue attribuer la gestion d’un restaurant.

Besoin de me caser

Après Memel, il n’y a pas eu vraiment d’autres hommes, car aucun de ceux que j’ai côtoyés ne valaient vraiment la peine. Je ne pouvais pas m’engager avec des gens qui ne partageaient pas la même vision des choses que moi. Ceux qui m'intéressent ont peur de moi, et pensent que je gagne plus qu’eux. Que j’ai un niveau de vie supérieur au leur…. En tant qu’adulte, il est souvent nécessaire de se pencher sur les sujets sérieux, les sujets d’avenir et les projets. Je ne me voyais pas passer mon temps avec quelqu’un dans un maquis qui descend plusieurs casiers de bières, ou quelqu’un sans ambition. Ça ne me ressemblait pas. Je voulais me marier, avoir des enfants, fonder une famille et offrir tout l’amour que j’avais en réserve….

Ce n’est pas la fin du monde

On dit que se marier n’est pas une fin en soi et qu’il faut apprendre à se connaître. Pendant cette période d’abandon, j’ai beaucoup appris sur moi même, sur les choses de la vie. Et puis, j’ai appris à m’aimer, davantage. Aimer mon corps, mon visage ! Et je suis devenue une personne spirituelle, engagée. Plus confiante, sûre d’elle. L’homme qui m’aimera viendra en temps voulu. Pour l’instant, j’ai un empire culinaire à monter…