Le message de Tracee Ellis Ross aux femmes célibataires

Seule et heureuse !

 Le message de Tracee Ellis Ross aux femmes célibataires

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Lafalaise Dion
Écrit par Lafalaise Dion
Publié le 21 novembre 2017 à 19h16

Seule et heureuse !

Vous êtes une femme célibataire en 2017 ? Vous désespérez parce que vous avez peur de finir encore une année seule? Vous avez l'impression de rater votre vie ? Rassurez-vous le célibat n’a jamais été et ne sera jamais une fatalité pour une femme. Tracee Ellis Ross l’actrice Afro-américaine, actrice principale de la série Black-ish donne une leçon aux femmes et dénonce les préjugés de la société. Dans son discours lors de la soirée Glamour des Femmes de l’année 2017, la femme influente, célibataire qu’elle est a lancé un message aux femmes  :

« C’est vraiment intéressant d’être une femme, d’avoir 45 ans, de ne pas être mariée et ne pas avoir d’enfants. Surtout quand tu viens d’accoucher de ton cinquième enfant à la télé. Tu commences à entendre des conneries du genre : “ Oh tu n’as pas encore trouvé le bon gars, qu’est-ce que tu vas faire ? “, “Oh, ma pauvre”, “Pourquoi est ce que quelqu’un comme toi est encore célibataire ?”,  “as-tu déjà pensé à avoir des enfants ?”, “Pourquoi est-ce que tu ne fais pas simplement un enfant seule.”. C’est sans fin et inutile. »

« J’ai grandi en planifiant un mariage. Ma robe allait être corsetée avec plusieurs camisoles victoriennes antiques tombant sur mes épaules et j’allais me changer pour mettre un costume blanc à double boutonnage, un pantalon large (avec un brassard exagéré) pour la réception.»

« Je rêvais d’être choisie par un homme puissant, sexy, gentil qui avait des lèvres pulpeuses et qui faisait de bons câlins et un petit garçon nommé Lauren. Mais, j’ai aussi rêvé de gagner un Oscar et d’être en couverture de magazines et de faire la différence dans ce monde, en aidant les femmes à trouver leur voix. Et à partir de ce rêve, j’ai construit une vie incroyable. Je suis devenu une femme que je suis fière d’être.»

« Et puis quelqu’un m’a parlé d’une amie qui a adopté un enfant à 52 ans et qu'il n’est jamais trop tard pour donner du sens à sa vie et ma valeur diminue puisqu’on me rappelle que j’ai échoué niveau mariage et enfants. Moi ! Cette femme audacieuse, libérée et indépendante. »

« Je fais du sport, je mange bien, je suis presque toujours à l’heure. Je suis une bonne amie, une bonne fille, une travailleuse, mon crédit est bon, Je sors les poubelles avant qu’elles ne commencent à sentir, je recycle et j’ai gagné un Golden Globe ! Je déchire ! Alors pourquoi ? Pourquoi est-ce qu’on me pointe du doigt comme ça ? C’est comme si tout ce que j’avais fait, tout ce que je suis n’avait pas d’importance. »

« Je regarde en arrière et pense à comment on nous dit que ces deux objectifs : être choisie et avoir des enfants, font des nous des personnes dignes. Je veux dire : contes de fées. Livres. Films. (…) chaque chanson d’amour, et même Black-ish-réitèrent cette histoire qui veut que « mari plus enfant égal femme ». Et le patriarcat – le patriarcat m’en veut en ce moment. Je suis en train d’échouer. Laissez-moi vous dire, Mike Pence est troublé par moi en ce moment. »

« Franchement, je suis souvent souvent troublée. Donc, voici quelque chose que j’ai fait plus souvent que je ne veux l’admettre : essayer de trouver le courage de dire à mon ex (que j’aime en passant) que je veux voir d’autres personnes – même si nous ne sommes plus ensemble, nous avons rompu et avancé ! Et pendant ce moment, j’ai fait ce que les femmes éclairées font et j’ai sorti mon journal. Je suis assise ici en train d’écrire librement, peut-être en train de converser avec l’enfant en moi, et j’écris: MA VIE M’APPARTIENT. Ma vie m’appartient. »

« Ces mots m’ont bloquée honnêtement, ils m’ont fait pleurer. Cela semble si évident, mais évidemment ça ne l’était pas. Parce que je n’ai pas vécu ma vie comme si elle m’appartenait. Je veux dire dans une certaine mesure oui mais profondément non. Donc, si ma vie m’appartient … alors je dois vraiment la vivre pour moi. Je dois être ma priorité et ne pas demander la permission. »

   

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