Les nouveaux visages de l’art en Côte d’Ivoire

Les espoirs de l’art en Côte d’Ivoire

© Lafalaise Dion
David DOLEGBE
Écrit par David DOLEGBE
Publié le 07 décembre 2018 à 13h13

Les espoirs de l’art en Côte d’Ivoire

Le milieu de l’art n’est pas resté timide tout au long de cette année 2018. Possédant des profils plus jeunes, et avec souvent des techniques particulières, on remarque de plus en plus, le travail d’une nouvelle génération d’artistes lors des expositions qui foisonnent à Abidjan.

Des œuvres plus significatives, des choix de couleurs osés et variés et un message proche de la société dans son ensemble, tel est le leitmotiv de ces créateurs sur lesquels compter dans la sphère artistique ivoirienne. Nous avons des noms, que nous allons vous faire découvrir à travers cette carte d'identité des 5 nouveaux visages de l’art en Côte d’Ivoire.

Obou Gbais, l’adepte du Braid Art

Avec ses fabuleuses caricatures de femmes aux formes arrondies, le jeune peintre Obou Gbais bouscule la scène artistique qui se retrouve face à une interrogation : Pourquoi un “vilain” visage à des femmes pourtant si bien dessinées ? Son style c’est le Braid Art comme il aime appeler. Une représentation du beau qui se cache derrière le laid. Un style qui a suscité l’enthousiasme lors de son exposition à la Rotonde des arts. Ce jeune Peintre qui n’en finit pas de surprendre plus d’un est aussi très attaché à sa culture qu’il n’hésite pas à valoriser dans son travail.

Joana Choumali, au delà de l’irréel

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Se pencher sur l’œuvre de Joana Choumali revient à plonger dans un univers inattendu et prolifique. Nous avons pu expérimenter cela lors de notre précédent papier sur la AKAA où elle représentait dignement la Côte d’Ivoire pour un concours de photographie.  Les oeuvres photographiques de Joana témoignent, interrogent et réparent le monde qui l’entoure, dans une quête de sens effrénée.

Mounou Désiré, recycleur de déchets électroniques

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©Culturiche

Redonner une vie à des objets qui à priori ne servent plus à rien, tel est le crédo de Mounou, 24 ans. Dans son atelier, vous remarquerez une tonne d’objets électroniques (claviers, plaquettes écrans tactiles) et autres débris que le jeune peintre utilise pour en faire des oeuvres. Des toiles époustouflantes et uniques de plus en plus sollicitées par les collectionneurs et amateurs d’art. Cette année, son talent à fait le tour du monde à travers des expositions en au Maroc, en Belgique et en France.

Yagor Yahaut, l’étoile montante d’un art engagé

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©Yagor Yahaut Site Web

C’est autour de la peinture acrylique que Yagor Yahaut traduit ce que notre quotidien a de plus poétique, dans ses questionnements et ses ambivalences. Mieux encore, il fait de la symbolique du singe qui représente pour lui, un retour en arrière et aux valeurs traditionnelles, une performance en soi. Comme on peut le voir avec sa dernière exposition à la galerie Louisimone Guirandou aux côtés de son maître N’Guessan Kra.  

Tatou Dembele, artiste et businesswoman 2.0

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Née avec un pinceau à la main, Tatou Dembele est une artiste peintre qui à compris l’importance des réseaux sociaux dans le travail d’un artiste. Avec ses pinceaux, elle exprime de manière singulière ressentis et sentiments à travers de belles œuvres réalistes et colorées mais toujours dotées de cette touche étonnante de simplicité. Hormis ses dessins, Tatou se consacre à la gestion de sa plateforme Ivorian Food qui est devenue avec le temps la référence en matière de cuisine. Sacré Tatou !

Jacques Soro Péha, aux côtés des femmes africaines

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Source : Péh'art Facebook

Ses lignes d’horizon et ses paysages contemplatifs ont fait de lui l’une des figures de l’art actuel en Côte d’Ivoire. Avec ses toiles qu’il poste de façon récurrente sur facebook, Soro Péha affole la toile et tire l’attention sur la situation des femmes en Afrique. Pour lui, c’est une façon valoriser le statut social de la gente féminine, une manière d’extirper la femme de toute les horreurs pour la conduire dans un monde où elle aura une place significative.

Ly Lagazelle, photographe confirmée

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De son vrai nom Lissa Phillis Tabitha,  Ly La Gazelle est une photographe ivoirienne autodidacte.  Sa soif de culture et son amour pour l’aventure, l’ont emmenée à voyager  jusqu’à se retrouver au Maroc où elle vit depuis 10 ans . elle a enchaîné des photographies atypiques et originales.  C’est au Maroc qu’elle s’y consacre véritablement et commence ses expositions. Aujourd’hui, si elle est une photographe confirmée, ce n’est pas sans avoir appris des autres et sans se former

O’Plérou Grebet, la sensation des émoticônes africains

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O’Plérou à droite de Laety Ki à la cérémonie de récompense Afrique Francophonie 35/35

 

C’est l’un des incontournables de la presse locale. O’Plérou fait sensation avec “Zouzoukwa” (image en langue bété). C’est un projet ambitieux qui consiste à créer et poster un emoji par jour, dédié aux cultures africaines. A 20 ans, cet étudiant designer que nous avions reçu à la rédaction, le temps d’une interview et d’une collaboration, est en train de se faire un joli nom sur la scène internationale. Grâce, notamment, à des récompenses comme O’Plérou a décroché le prix Jeunes Talents aux Adicom Awards (Abidjan) et le prix Afrique francophonie 35/35 en 2018.

Laeti Ky, l’originalité dans le sang

Vous avez sans doute reconnu Laeti Ky à droite d’Oplérou, elle aussi lauréat du prix afrique francophone 3535. L’Ivoirienne Laetitia Ky fascine des milliers d’internautes grâce à ses créations capillaires postées sur les réseaux sociaux. Un art militant dira-t-on car profite de ses créations pour défendre le droits des femmes. Aujourd’hui, outre qu’elle continue à poster ses créations, Laetitia Ky se consacre à sa collection de vêtements.

 

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O’Plérou à droite de Laety Ki à la cérémonie de récompense Afrique Francophonie 35/35