Ciné critique : Le retour Fracassant de Mary Poppins

Oh Mary Mary (Bis)

©Abacca
David DOLEGBE
Écrit par David DOLEGBE
Publié le 14 janvier 2019 à 21h23

Oh Mary Mary (Bis)

Depuis un certain moment, la nounou au pouvoir magique d’Hollywood a un second bel-âge sous la fraîcheur de l’actrice Emily Blunt, dans une production bonbon qui ravit plus d’un depuis sa sortie dans la salle du cinéma Majestic à Abidjan.

C’est à peu près un copier-coller séduisant et enchanteur du classique de Disney, mais, Le retour de Mary Poppins est une magnifique adaptation. On vous dit ce que nous pensons de ce film à travers ces quelques lignes.

L'hommage au premier volet est présent dans toute sa splendeur

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Pour mieux critiquer ce second volet, je me suis fait une partie de cinéma de la première production, que je découvrais pour la première fois. J’ai pu mieux faire la comparaison et comprendre que « Le retour de Mary Poppins » est un hommage du précédent film sorti en 1964. Mary Poppins est donc une reproduction et bien plus, un clin d’œil.

Pour revenir au plus actuel, Mary Poppins apparaît à peu près masquée mais cela ne dure pas longtemps. On s’imagine que la production accepte le fait qu’il se soit écoulé 40 ans depuis le précédent film sorti en 1964. Pour vous résumer l’histoire sachez que. La nounou débarque à Londres en plein chaos familial chez les deux enfants Banks devenus adultes. Jane et Michael, qui élève seul ses jumeaux Anabel et John et le petit dernier Georgie. Ils se battent pour conserver leur maison de famille sur fond de Grande dépression. Mary arrive comme elle était repartie, accrochée à son parapluie. C’est déjà un bon angle d'attaque qui contextualise l'histoire avec l'actualité. Et les clins d'œil du film de Rob Marshall à son prédécesseur sont nombreux. Mais on ne vous en dit pas plus, de peur de spoiler ceux qui n’ont pas encore regardé la suite de ce film

Le point de vue critique de la rédaction

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Le film remet en scène de nombreux lieux, situations et personnages rencontrés des années plus tôt. On y découvre Londres avec ses quartiers chics et ses rues populeuses, ses parcs et ses bâtiments officiels, s’éclaire au gré du passage de Jack, allumeur avec sa bonne humeur permanente, Une belle figure de style de la lumière triomphant des ténèbres.

Dans la maison dérangée, les plus perspicaces reconnaîtront même une table de marbre blanc présente dans le premier opus. Empruntée à plusieurs des histoires de Pamela L. Travers, l’intrigue insiste à nouveau sur le pouvoir néfaste de la finance et la nécessité de la solidarité entre les plus pauvres.

Adieu le célèbre « Supercalifragilisticexpialidocious », Marry Poppins avec son parapluie, sa tenue impeccable, son petit bibi et son sac à main dit désormais « Luminomagifantastique ». Cela pourrait paraître anodin mais, dans la suite, on y court à la banque en passant devant une vieille dame qui nourrit les pigeons, sans aucun regard pour elle ni pour ses oiseaux. Un détail, certes, mais qui nous dit peut-être qu'en 2018 (date de sortie) la priorité n'est plus du tout de nourrir les oiseaux. Et c’est bien dommage, car le film perd un peu de son humanité, par notre part.

Exceptionnelle Emily Blunt

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Même si elle évite les débordements dans son jeu, Emily Blunt est divine dans cette incarnation de Marry Poppins. On dira qu’elle survole le film avec une performance remarquable. L’actrice britannique de 35 ans, reprend ainsi le flambeau sans faire oublier Julie Andrew. Elle est à la fois gracieuse et stricte avec un demi joli sourire aux lèvres qui montre sa réelle bonté du cœur. Sa voix cristalline apaise, invite au voyage vers l'imaginaire sur des morceaux tantôt doux, tantôt délurés, mais toujours pleins de poésie.

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Pour votre gouverne, « Le Retour de Mary Poppins » de Rob Marshall s’inspire d’épisodes puisés dans les diverses histoires de la gouvernante-magicienne qui prend aujourd’hui les traits d’Emily Blunt. À noter que Dick Van Dyke figure dans les deux films, il était auparavant, ramoneur complice, ici, il est vieux banquier humaniste et dansant. Dans tous les cas, le pari  de Rob Marshall est largement réussi, tant le film ouvre une parenthèse enchantée qu'on n’a même pas envie de refermer de sitôt. Rassurez-vous ! « Le retour de Mary Poppins » est toujours au programme dans les salles du majestic Cinéma. Vous ferez bien de vous rendre en compagnie de vos enfants !

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