Ciné critique : Green book ou le guide d'une amitié interracial dans les années 60

No to racism

Ciné critique : Green book ou le guide d'une amitié interracial dans les années 60
David DOLEGBE
Écrit par David DOLEGBE
Publié le 25 février 2019 à 23h25

No to racism

Réalisé par Peter Farrelly et inspiré d’une histoire vraie, Green Book est le genre de film qu’on catégorise parmi les classiques de la comédie. Ce film met en avant un binôme composé d’un pianiste noir Don Shirley (Mahershalla Ali) et son chauffeur Tony Vallelonga (Viggo Mortensen). L’histoire est contextualisée dans l’Amérique de l’année 1962, alors que le célèbre et talentueux pianiste et son chauffeur sillonnent les routes du sud des États-Unis pour une tournée de concerts.

Le début du film est assez lourd, voire caricatural. C’est pour nous permettre de mieux comprendre le caractère des deux personnages principaux. Tout se joue entre le noir cultivé et le blanc inculte et raciste. Bien heureusement et pour le plaisir des uns et des autres, Don Shirley et Tony arrivent à se côtoyer et avancent l’un vers l’autre en apprenant à se connaître, le film gagne en subtilité et en émotion.

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Comme d’habitude, on ne vous dira pas plus sur le scénario. Néanmoins, à la fin de la séance, nous avons trouvé que le film était optimiste au final. Trop d’ailleurs, au regard de ce que nous apprenons chaque jour aux Etats-Unis. Il n’y a pas assez de progrès dans le vivre ensemble entre les communautés blanches et noires qui vivent dans ce pays. On pourra se dire facilement que ce film laisse au spectateur une lueur d’espoir que les hommes, peuvent malgré leurs grandes différences, se porter conjointement du respect et de l’admiration qu’on a pu observer dans les yeux des deux personnages principaux.

Green book est ce genre de film qui nous invite à ne jamais perdre la face ni baisser les bras car les maux que sont le racisme et le rejet de l’autre touchent l’ensemble de notre monde. Et cela est bien dommage. Il est toutefois important d'arrêter de se plaindre du manque d’amélioration positive mais plutôt de lutter en permanence contre les inégalités. Et ce, à notre manière, tout comme le réalisateur Peter farrelly.

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Cette production a d’ailleurs été primée pour sa leçon de tolérance avec trois Golden Globes, un prix du public au festival de Toronto et sacré meilleur film de l’année aux Oscars 2019. Belle récompense pour un très beau film que nous vous invitons à regarder

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