Ciné critique : Creed II, plus qu’un combat de boxe

Au nom du père et de l’amour

Ciné critique : Creed II, plus qu’un combat de boxe
David DOLEGBE
Écrit par David DOLEGBE
Publié le 24 janvier 2019 à 13h19

Au nom du père et de l’amour

Une nouvelle franchise de la saga Rocky fait actuellement long feu dans les salles du cinéma Majestic, et il s’agit du très sulfureux Creed II. Le film  nous a tous surpris par son intensité et sa grande tenue visuelle. Réalisé par Steven Caple Jr, ce film a tenu toutes ses promesses au box-office et a ressorti les gants de Michael B Jordan, Sylvester Stallone ou encore Dolph Lundgren. Ces très bons acteurs nous ont fait vivre des scénarios palpitants à l’occasion d’un choc de titans, plus que jamais sous perfusion de la saga originale.

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Si vous avez bien suivi le film, vous verrez que Creed se bat avant tout, au nom de son père, Appolo Creed, vengé par son coach Rocky. Aujourd’hui, c’est à lui d’écrire l’histoire en défiant le poulain de son ennemi. Ivan est lui aussi devenu entraîneur, formant son fils à son image, afin d’en faire le tenant du titre dont il fut déchu. C’est donc bien à un retour du refoulé que nous invite Creed II, revisitant le chapitre le plus démesuré.

On le remarque, tout est fait, dans ce film, pour entretenir la légende des Rocky dans l’imaginaire collectif. Il y a là une douce ironie étant donné le leitmotiv de Creed II : Adonis doit créer sa propre légende. L’héritage est lourd à porter, et il a ses propres combats : honorer la mémoire de son père et rester digne face à sa petite amie. La voir à ses côtés ajoute une touche sentimentale au film entre les jeux de ring et de points ferme.

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Creed 2 est toujours à l'affiche dans les salles du cinéma magestic

Cela dit, ce film est un divertissement pur bonheur qui peut compter sur la très forte présence de Michael B. Jordan. L’œil du tigre sur le ring et les failles émotionnelles à fleur de peau dans ses interactions avec Bianca et son mentor.

Et justement, Rocky absent et fatigué prépare ici sa révérence. Son interprétation se limite à une paternité qu’il a laissée en jachère. Le thème est beau, mais peu exploité. Ce qui donne plus de lumière aux autres personnages et aux scènes de combats. Elles sont torrides et les meilleures patates reviennent indiscutablement à l’incandescent Viktor Drako, dont les ruades mettent à sol Adonis. J’ai même cru que ce dernier allait perdre ce combat. Mais, l’histoire finit donc comme le public s’attendaient d’ailleurs, même si, le déroulé semble nous servir tout autre chose.

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