Art contemporain : Les ivoiriennes de l’AKAA 2018

Ces femmes portent le flambeau de l’art 225

Art contemporain : Les ivoiriennes de l’AKAA 2018
David DOLEGBE
Écrit par David DOLEGBE
Publié le 23 novembre 2018 à 15h06

Ces femmes portent le flambeau de l’art 225

L’art africain au centre du monde le temps d’une grande foire d'art et de design contemporain qui s’organise chaque année à Paris : AKAA (Also Known As Africa). Pour cette édition, la Côte d’Ivoire s’est faite bien remarquée grâce à des femmes qui ont représenté les influences croisées de la scène artistique du pays.

En effet, la Côte d’Ivoire ne pouvait avoir une meilleure vitrine que la galerie Louisimone Guirandou qui a fait le choix de présenter 7 tableaux du peintre Ernest Dükü. On le connaît pour la beauté et la spiritualité qui ressort de ces toiles exposées aux côtés des photographies d’Ananias Leki Dago. Pendant ce temps, les œuvres de l’Algérienne Dalila Dalléas Bouzar qui étaient les grandes attractions du stand de la galerie Cécile Fakhoury.

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On pourra dire à cet effet que ces deux grandes galeristes ont porté vaillamment les couleurs orange, blanc et vert du drapeau ivoirien. Comme quoi derrière des dames de fers se cachent des artistes talentueux qui dénotent la créativité qui court les rues du pays.

Pas qu’elles seulement puisque l’on notait la présence de la photographe Joana Choumani, arrivée en finale du prix ONOMO pour la photographie. Même si l’ivoirienne n’a pas remporté cette distinction, ses œuvres quant à elles reflètent le talent d’une gagnante née. Sa photographie “Ça va aller” qui a suscité l’émoi l’an dernier, est présentée aux côtés de sa nouvelle collection “Abla’hian“.

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Bloom where you planted – ALBAHIAN © J. Choumali, 2018

Comme le dit en substance Victoria Mann, directrice d’AKKA, l'idée de cette jeune foire est de redessiner une carte de l'art contemporain, d'y mettre en son centre l'Afrique. La Côte d’Ivoire en particulier car le pays se positionne comme un hub pour les artistes contemporains. Cerise sur le gâteau, sachez que les seuls œuvres non contemporaines qui ont été exposées sont les masques Sénoufo et lunaires des Golis de Côte d’Ivoire. On pouvait les voir dans le stand signé Kendell Geers. Autant dire que l’art ivoirien réussit toujours à se créer une place, et non des moindres.

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