Aladdin 2 : J’y vais ou j’y vais pas ?

Aladdin, le retour

Aladdin 2 : J’y vais ou j’y vais pas ?
David DOLEGBE
Écrit par David DOLEGBE
Publié le 05 juin 2019 à 11h39

Aladdin, le retour

La plupart des jeunes d’aujourd’hui connaissent bien l’histoire du dessin animé “Aladdin”.  Qui n’a pas chanté à tue-tête “ Ce rêve bleuuuu, je n’y crois pas c’est merveilleuuxx” ? Des années plus tard, Disney adapte ce grand classique au cinéma avec Guy Ritchie à la réalisation.

L’histoire d’Aladdin, on l’a connait tous : Un mendiant des rues qui tombe amoureux de la princesse Jasmine, fille d’un sultan, promise à un prince. Aladdin tombe sur une lampe magique qui exauce son voeu et devient prince. Il commence alors toute une opération de séduction pour prendre le coeur de la princesse, en faisant bien sur très attention au terrifiant Vizir Jafar.

Nous savons tous que dans cette nouvelle adaptation, le fait de voir Will Smith remplacer le grand Robin Williams en génie fait partie des détails qui ont fait jazzer cette sortie. Néanmoins, et comme nous le disons dans le titre de cet article, la richesse de ce film est dans la prestation de Naomi Scott qui joue le rôle de Princesse Jasmine. En plus de ses costumes qui sont remarquables culturellement, la jeune actrice s’en sort honorablement dans ce rôle. Certes, on remarque quelques écarts dans son jeu, mais elle se sait se rattraper lors des moments importants comme lors de sa chanson où elle est admirable.

Dans cette version le personnage de Jasmine a été entièrement revisité. Si elle a toujours été féministe, voulant briser la tradition, refusant d’être mariée de force sous prétexte de son statut, là, elle est présentée comme bien plus libre encore, et le compositeur Alan Menken, qui a signé la bande-son de l’original et de ce remake, lui a dédié une toute nouvelle chanson pour lui donner encore plus la parole.

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Du coup, en Aladdin et Jasmine, Mena Massoud et Naomi Scott font le travail. En revanche, pour Jafar, on aurait aimé un interprète plus terrifiant qu’un Marwan Kenzari qui semble bien sage.

En définitive, ceux qui ont vu le premier Aladdin ne seront pas surpris. On respecte l’histoire dans son intégralité et son originalité. On note les inspirations du cinéma indien (Bollywood) de Guy Ritchie. On assiste dans cette production à un sacré festival riche en couleurs, même si par moment, on aurait préféré que le film prenne plus le temps (malgré ses 2h09).

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