5 pionnières de la promotion de l'art en Côte d'Ivoire

Les reines de l’art

5 pionnières de la promotion de l'art en Côte d'Ivoire
David DOLEGBE
Écrit par David DOLEGBE
Publié le 27 janvier 2019 à 06h04

Les reines de l’art

La femme porte l’humanité toute entière, et celle sur qui nous mettons les feux des projecteurs portent la scène artistique ivoirienne dans toute sa dimension. Comme un enfant qui grandit dans les seins de sa mère, l’art ivoirien se développe sous leur couvert et depuis de lustre années pour la plupart d’entre elles.

Ces femmes se sont engagées pour promouvoir les créations et les talents ivoiriens sur le plan national et même à une dimension mondiale. Si ce secteur est en pleine expansion de nos jours, c’est parce qu’elles ont fait le combat qu’il fallait, elle continue de le faire, d’ailleurs, avec une telle passion. Panorama sur ces 5 pionnières du secteur de l’art en Côte d’Ivoire.

Illa Ginette Donwahi

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© Ananias Leki Dago

Issue de l’élite ivoirienne, Illa Ginette Donwahi est une femme d’affaires et collectionneuse d’art qui a connu la période de grande prospérité des années 1970-1980. Grande de plusieurs hautes responsabilités dans le domaine des finances et de l’agriculture, elle s’implique depuis plus de 20 ans dans le secteur de la culture en générale quoiqu’ayant un grand faible pour l’art contemporain, l’architecture et le design. Ses voyages et ses rencontres de qualités à travers le monde l’ont poussé à la création d’une fondation à Abidjan : La fondation Donwahi. Créée depuis 2008, ce havre d’art accueille d’illustres artistes et valorise l’art dans toute sa splendeur.

Wêrê Wêrê Liking

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©Dr

« Je suis écrivaine, peintre, metteur en scène, actrice, je suis polyvalente sur la scène, c’est-à-dire que je peux interpréter des rôles comme la chanson » a indiquée Wêrê Wêrê Liking dans une interview accordée dans un média de la place. A travers ces quelques mots, nous comprenons qu’elle à l’art dans le sang et le partage depuis de nombreuses années à travers le village Kiyi. Une école pour concourir et promouvoir la profession de l’art d’une manière générale.

Cécile Fakhoury

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Cécile Fakhoury, fondatrice d'une Galérie qui porte son nom et s'inscrit pour la promotion de l'art en Afrique©Dr

Née à Paris de parents galeristes, Cécile Fakhoury grandit dans un milieu purement artistique. Elle fait des études en économie et des études d’histoire de l’art et obtient un master dans ces différents domaines d’étude. Elle fait également un 3e cycle en commerce de l’art contemporain à l’Institut d’études supérieures des arts (IESA), à Paris. A travers la galerie Cécile Fakhoury elle œuvre à la promotion de l’art contemporain sur le continent africain. Ouvrir une galerie à Abidjan n’est pas du hasard car cela fait environ 15 ans que Cécile voyage en Afrique et elle connaît parfaitement la Côte d’Ivoire.

Simone Guirandou

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Mme Simone Guirandou, est une personnalité reconnue du monde des arts en Côte d’Ivoire et bien au –delà des frontières nationales. Membre de l’Académie des sciences, des arts, des cultures d’Afrique et des diasporas africaines (ASCAD) et membre de l’Association Internationale des Critiques d’Art. Son rôle dans la vulgarisation, à travers l’enseignement en sa qualité d’Historienne de l’Art, et la promotion, à travers ses expositions en sa qualité de Galeriste font d’elle, aujourd’hui, une figure de proue de la promotion des arts contemporains. Les portes de sa galerie, Louisimone Guirandou Gallery sont ouvertes à tous les artistes, et elle en a propulsé bon nombre.

Marie-Rose Guiraud

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Marie-Rose Guiraud, lors de son retour en côte d'Ivoire en 2012 ©Dr (Photo d'archive)

Dans son autobiographie intitulée « La survivante » éditée par Frat-Mat éditions, la grande dame raconte sa vie pleine de réussite dans le domaine des arts. Mais aussi, une vie parsemée d'embûches qui ne l’a pas empêchée de rehausser le niveau culture ivoirienne à travers ce qu’elle sait mieux : La danse traditionnelle. La célèbre danseuse et chorégraphe ivoirienne, fondatrice de l’École de danse et d’échanges culturels (Edec) et de la mythique troupe «Les Guirivoires» a été honorée de plusieurs prestigieuses récompenses. Si la scène de la danse traditionnelle a bien évolué et s’est imposée dans cet aires urbains c’est grâce et sa bravoure et à l’héritage très riche qu’elle a laissé à ses impétrants. A Abidjan, un carrefour porte son nom.

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