Le carburant toxique tuera 30 000 personnes d’ici 2030 en Afrique de l’Ouest

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Le carburant toxique tuera 30 000 personnes d’ici 2030 en Afrique de l’Ouest

© Ophélie Farissier

Ophélie Farissier
Écrit par Ophélie
Publié le 13 juillet 2018 à 18h12

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Les autorités Néerlandaises ont publié un rapport sur la toxicité des carburants exportés en Afrique de l’Ouest. C’est confirmé, le carburant disponible dans 8 pays de l’Ouest africain contient 300 fois plus de soufre que ce que les normes Européennes autorisent. Pourtant 60 % des exportations pétrolières proviennent de la Belgique et des Pays-Bas, ainsi confrontés aux réglementations.

L'Angola, le Bénin, le Congo-Brazzaville, le Ghana, la Côte d’Ivoire, le Mali, le Sénégal et la Zambie sont touchés par le « Dirty Fuel ». Depuis une dizaine d’années, les rumeurs sur les composants toxiques du carburant en partance d’Afrique vont bon train. Le terme de qualité africaine est ressortis.

Ce n’est qu’en 2016, que le scandale éclate à la suite d’un rapport d’étude sur le sujet par l’ONG suisse Public Eye. La présence de soufre en extrême quantité ainsi que du benzène, butène, isoprène, manganèse… Des composés nocifs pour la santé des consommateurs qui sont censés être retirés mais la procédure coûte cher. Cher mais à quel prix ? Selon l’étude, d’ici 2030, on comptera plus de 30 000 décès prématurés à cause de pollution atmosphérique. Le soufre contribue à l'émission de particules fines qui se logent dans les poumons et entraîne des maladies cardiaques et respiratoires. Son action ne s’arrête pas là, elle détruit également les technologies de contrôle des émissions comme les particules à filtre de diesel. Même si l’on pointe du doigt les taxis et voitures “France aurevoir”, la teneur en soufre des carburants fera le même effet sur des véhicules plus propres, détériorés plus rapidement. On est confronté à un effet boule de neige puisque la population ne cesse de croître ainsi que la possession de véhicule, en 2050 la population devrait tripler d’effectif.

Pourtant, l’année dernière, après ces révélations relayées par la chaîne France 24 au grand public, le Directeur général adjoint de la Société Ivoirienne de Raffinage (SIR), M. Bruno Sirot avait apporté un démenti sur cette affaire au sein du marché ivoirien.  

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